Boris Johnson visé par une enquête après ses propos sur la burqa

11 Août, 2018, 14:44 | Auteur: Lynn Cook
  • Royaume-Uni Boris Johnson appelé à s'excuser après des propos anti burqa

Les propos de Boris Johnson ont "clairement blessé", a déclaré Theresa May, interrogée en marge d'un déplacement en Écosse.

"Ce sont des commentaires insultants, mais une stratégie intelligente", a-t-elle déclaré, et, selon elle, Boris Johnson mesure "l'effet" et "l'impact" que peuvent avoir ses propos. Connu pour ses déclarations provocantes, il a récidivé concernant les femmes portant la burqa. Il y critique l'interdiction du port du voile intégral récemment votée au Danemark avant de comparer toutefois les femmes portant la burka à des "boîtes aux lettres", donc mais aussi à des "braqueurs de banque" et d'ajouter: "c'est bizarre".

"La façon dont une femme doit s'habiller est un choix personnel". La Première ministre Theresa May, notamment, a appelé Boris Johnson à s'excuser, ce qu'il a refusé de faire pour l'instant.

"Les déclarations de Boris Johnson n'ont pas manqué d'engendrer la polémique à travers l'ensemble de l'échiquier politique, jusqu'à dans son propre camp conservateur et dans les plus hautes sphères du gouvernement".

La sortie remarquée de Boris Johnson sur la burqa ne lui aura pas seulement valu de faire la une des médias britanniques pendant plusieurs jours d'affilée. Elle a ensuite appelé son ex-ministre des Affaires étrangères à présenter des excuses. Le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Alistair Burt, a qualifié d'"offensants " les propos de l'ancien ministre.

Pour l'ancienne présidente du Parti conservateur Sayeeda Warsi, ce nouveau buzz est un moyen pour Boris Johnson de faire parler de lui et de s'attirer la sympathie d'une partie de l'opinion publique, à la manière de Donald Trump ou de son ancien conseiller Steve Bannon.

Face au blâme général, le Parti Conservateur a annoncé, jeudi 9 août, l'ouverture d'une enquête pour "infraction au code de bonne conduite " qui pourrait aboutir à "une suspension ou une expulsion en fonction de la gravité des faits ".

Le Conseil musulman du Royaume-Uni (MCB) a estimé qu'"en choisissant intentionnellement ces mots", repris dans un journal national, Boris Johnson "léchait les bottes de l'extrême-droite".

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