Trump junior en cheville avec les Russes contre Hillary Clinton

08 Août, 2018, 03:51 | Auteur: Lynn Cook
  • Trump admet que son fils a rencontré une avocate russe pour s’informer sur Clinton

Pour se faire pardonner, le roi du Maroc a tenté, à plusieurs reprises, de se faire pardonner en sollicitant une audience auprès du président américain.

" Les médias bidons écrivent, pure invention, que je suis préoccupé par la rencontre que mon formidable fils, Donald, a eue à la Trump Tower". En vain. Ce dernier a fini par snobber le souverain marocain.

Cette rencontre à la Trump Tower, écrit le président américain sur son fil Twitter, était "totalement légale" et cela se fait "tout le temps en politique". Oui, la réunion entre son fils Donald Trump Jr et l'avocate russe, qu'il pensait en lien avec le Kremlin, avait bien pour objectif la collecte d'informations sur Hillary Clinton en 2016. " C'est en ces termes que Donald Trump explique comment il est rentré en contact avec les Russes dans le but d'avoir des informations compromettantes sur son adversaire démocrate, Hilary Clinton, lors de la campagne pour la présidentielles américaine de 2016". Mais le président américain n'en savait rien, jure-t-il, et tout ceci était complètement légal.

Aux dires de Trump, c'est une rencontre légale puisqu'il s'agit là d'une réalité qui se passe tous les jours en politique.

Ce dernier point est capital: si le président a eu connaissance à l'avance de la réunion du 9 juin, ce que son ex-avocat Michael Cohen laisse entendre, selon la presse américaine, ce serait la première fois dans l'histoire des États-Unis qu'un candidat à la présidence a accepté une offre d'aide de la Russie.

Il indiquait alors que l'avocate " n'avait pas d'information à donner " et qu'elle avait alors voulu discuter du problème de l'adoption et de la loi américaine Magnitsky, qui sanctionne les responsables russes liés aux violations de droits de l'homme. Et cela n'a mené à rien.

Faute avouée est à moitié pardonnée. mais il y a fort à parier que le procureur spécial américain, Robert Mueller, chargé d'enquêter sur une éventuelle ingérence russe dans la campagne présidentielle de novembre 2016, ne se laisse pas facilement convaincre.

Le président américain, qui affirme que l'enquête russe du procureur Mueller relève purement et simplement de la "chasse aux sorcières", a démenti avec constance toute collusion avec Moscou.

Le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et son directeur de campagne de l'époque, Paul Manafort, étaient également présents.

"Les avocats du président répètent que la rencontre de la Trump Tower, en tant que telle, n'a violé aucune loi".

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