Ils étaient 150 à Paris pour "aller chercher Macron" — Affaire Benalla

29 Juillet, 2018, 03:56 | Auteur: Sue Barrett
  • Le 1er mai dernier sur la place Contrescarpe: le commissaire Philippe Mizerski de la Direction de l'Ordre Public et de la Circulation fait un briefing en présence d’ Alexandre Benalla

Jouant de l'anaphore, il a ainsi ironisé: "Alexandre Benalla n'a jamais détenu le code nucléaire".

"Ce qui me choque c'est que les médias n'ont pas diffusé les images d'avant et les images d'après", plaide le jeune homme sur TF1: "C'est-à-dire les images qui provoquent ma réaction et ce qui se passe après, au moment de l'interpellation".

"Il n'y a pas d'affaire d'Etat là-dedans", a-t-il martelé, répétant quasiment mot pour mot une argumentation déroulée la veille dans un entretien fleuve au Monde. Par ailleurs, l'arrêté de port d'armes de la préfecture de police datant d'octobre 2017 - qui dérogeait au cadre réglementaire comme l'a admis le préfet de police de Paris Michel Delpuech - justifie l'autorisation accordée à Alexandre Benalla notamment par sa "mission de police ", selon le document.

Une autre manifestation est prévue à 19 heures sur les Champs-Elysées à Paris. "Il n'y a aucun coup porté", a-t-il aussi lancé en s'élevant contre "les nombreux fantasmes " autour de ses supposés privilèges et sa relation de proximité avec Emmanuel Macron.

Quelque 150 manifestants devant le siège de LREM ce samedi. Une analyse que ne partagera évidement pas Yaël Braun-Pivet, qui se félicitera en fin d'audition que "l'intervention ait permis de neutraliser des éléments virulents".

A sa suite, sa garde rapprochée a martelé vendredi sa volonté de tourner la page. Il y a aussi le quotidien de nos concitoyens, le travail du gouvernement.

Et quand on lui demande pourquoi, d'après lui, de tels ragots ont pu circuler, il répond: "La vérité, c'est que ma nomination à ce poste, ça a fait chier beaucoup de gens".

Ugo Bernalicis, député de la France insoumise (gauche radicale), a ironisé sur les déclarations du président et en particulier sa phrase "qu'ils viennent me chercher", alors qu'il bénéficie d'une "totale impunité", en vertu de la Constitution française qui empêche toute action judiciaire contre un président en fonction.

Alexandre Benalla, proche collaborateur d'Emmanuel Macron, a rompu son silence hier dans une interview fleuve au Monde.

Nouveau rebondissement dans l'affaire Benalla?

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