Commerce : l'Union européenne annonce avoir "conclu un accord" avec les États-Unis

26 Juillet, 2018, 02:07 | Auteur: Aubrey Nash
  • La relation entre Washington et Bruxelles entre dans une nouvelle phase selon Trump

Au sortir de cette réunion, il s'avère que le Président Trump a obtenu de l'Union européenne des concessions importantes de nature à éviter une guerre commerciale entre les deux blocs. Au début du tête-à-tête dans le Bureau ovale, ce dernier avait assuré que les Etats-Unis et l'UE, qui représentent la moitié du commerce mondial, étaient des "partenaires proches", des "alliés" et pas des "ennemis".

Qualifié par M. Trump d'homme "très intelligent" mais aussi "très dur", le dirigeant européen a évoqué "un renforcement de la coopération sur l'énergie". Au même moment, depuis Johannesburg, le président chinois Xi Jinping lançait une mise en garde à son homologue américain, soulignant que personne ne sortirait "vainqueur" d'une guerre commerciale.

Autre preuve des turbulences liées au bras de fer engagé par le président américain: son administration vient d'annoncer une aide d'urgence de 12 milliards de dollars destinée aux agriculteurs touchés par les représailles aux tarifs douaniers décrétés par Washington visant la Chine, l'Union européenne ou encore le Canada. "(Mais) je ne suis pas excessivement optimiste", a affirmé M. Juncker avant la rencontre à la chaîne allemande ZDF, tout en soulignant savoir "comment s'y prendre" avec le locataire de la Maison Blanche, assurant que les pourparlers seront "d'égal à égal". À en croire le chef de l'exécutif américain, "une nouvelle phase" commence dans la relation entre l'Europe et l'Amérique.

Jean-Claude Juncker a déclaré à la presse que les Etats-Unis et l'Union européenne devaient selon lui travailler ensemble. "Ils ont l'air gentils, mais ils sont durs".

Le président Donald Trump a imposé de nouvelles taxes sur les importations d'acier et d'aluminium de respectivement 25 % et 10 %. Au total, la facture atteindrait le milliard de dollars sur l'année, si l'on ajoute les 300 millions liés aux tarifs douaniers, et devrait peser d'autant sur ses flux de trésorerie. Un peu plus tôt, dans une série de tweets, il avait longuement défendu son approche qui ne fait pas, loin s'en faut, l'unanimité dans son propre camp.

"Je ne pense pas que les tarifs douaniers soient la bonne réponse", avait lâché mardi le chef des républicains à la Chambre des représentants, Paul Ryan.

Comme lui, nombre d'élus du Grand Old Party s'inquiète de l'impact possible de la croisade présidentielle sur les élections de mi-mandat prévues en novembre.

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