Affaire Benalla: cinq mises en examen, crise politique paralysant l'Assemblée

23 Juillet, 2018, 01:43 | Auteur: Sue Barrett
  • Affaire Benalla EN DIRECT. L’homme et la femme frappés veulent être entendus... Altercation Castener- Le Pen à l'Assemblée

L'affaire Alexandre Benalla, collaborateur de la présidence française licencié après des violences le 1er mai, continue d'occuper le devant de la scène politique et médiatique dans l'Hexagone: les suspects vont être présentés ce dimanche à un juge d'instruction, tandis que le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, est auditionné lundi devant l'Assemblée nationale, où l'opposition est en ébullition. Le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire dimanche matin. L'affaire est "du niveau du Watergate", considère le leader des Insoumis (gauche radicale) Jean-Luc Mélenchon.

L'enquête a démarré à la suite de révélations du Monde, qui a identifié Alexandre Benalla dans une vidéo sur laquelle on peut le voir frapper un jeune homme et malmener une jeune femme. Ils seront présentés ce dimanche à un juge d'instruction.

Signe de la tension qui y règne, une altercation a éclaté sous l'oeil des journalistes entre Marine Le Pen et Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement et délégué général de La République en marche, la première reprochant au second son silence depuis le début de l'affaire.

L'Elysée a décidé d'engager une procédure de licenciement à l'encontre d'Alexandre Benalla après avoir dans un premier temps prononcé, au mois de mai, une mise à pied de 15 jours avec suspension de salaire.

Beaucoup de questions ont surgi ces deux derniers jours sur les privilèges qui lui étaient accordés.

Son domicile d'Issy-les-Moulineaux, dans le Hauts-de-Seine, a également été perquisitionné dans la journée de samedi. Samedi des députés LR ont ainsi demandé "quelle autorité élyséenne" avait demandé pour Benalla le badge qu'il détenait depuis un an lui permettant d'accéder à l'Assemblée nationale - désactivé vendredi.

Trois policiers, déjà suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à M.Benalla, ont également été mis en examen, pour "détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "violation du secret professionnel".

Il a été placé en garde à vue pour violences et usurpation de fonction.

Avant d'être levée, sa garde à vue avait été prolongée samedi matin, comme celle d'un gendarme réserviste, Vincent Crase, employé du parti présidentiel, qui se trouvait avec lui lors du 1er mai, a fait savoir le parquet de Paris. Fâcheux télescopage d'événements: il devait se marier le matin même dans la commune, selon une source à la mairie.

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