Les victimes présumées des violences ont été identifiées — Affaire Benalla

22 Juillet, 2018, 02:38 | Auteur: Lynn Cook

L'actuel scandale s'est déclenché suite aux révélations du journal Le Monde qui a mis en ligne le 18 juillet au soir une vidéo filmée le 1er mai à Paris, où un homme, identifié comme Alexandre Benalla, coiffé d'un casque à visière des forces de l'ordre, s'en prend à un jeune homme à terre. De quel document s'agit-il? La commission a voté à la quasi unanimité le principe de cette publicité. Elle a défendu, sauf pour le ministre, le principe "d'auditions à huis clos pour obtenir la manifestation de la vérité, ce qui est notre souhait". L'opposition a refusé toute la journée de reprendre les débats parce que le Premier ministre ne venait pas dans l'Hémicycle.

"Alexandre Benalla est bien plus qu'un caillou dans la chaussure d'Emmanuel Macron", ironise Yann Marec du Midi Libre "c'est désormais son talon d'Achille".

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "violences par personne chargée d'une mission de service public", "usurpation de fonctions " et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique ".

Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin dans cette enquête. De la vidéo à l'origine de la polémique à la présence du collaborateur de la présidence lors de récents événements, en passant par le salaire, le logement de fonction ou encore, dernier soubresaut en date, le badge d'accès à l'Assemblée nationale dont disposait Alexandre Benalla, l'Elysée répond aux différentes mises en cause. Chargé d'encadrer Alexandre Benalla, présent sur les lieux sous statut "d'observateur" en tant que chargé de mission auprès de la présidence de la République, Philippe Mizerski semble avoir adopté un comportement qui pose lui aussi des questions.

Les investigations ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ainsi qu'à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). L'indignation ne s'est jamais aussi vivement exprimée dans la classe politique depuis l'élection de mai 2017, jusqu'à paralyser les débats à l'Assemblée sur la réforme constitutionnelle.

Selon BFM TV, le Président français a eu connaissance des agissements d'Alexandre Benalla, qui était chargé de sa sécurité pendant la campagne, dès le 2 mai.

Benoît Hamon, du mouvement Générations a demandé vendredi la démission de Gérard Collomb.

Les députés de la France Insoumise ont proposé de voter sur une motion de censure du gouvernement. Aucune prise de parole d'Emmanuel Macron n'est d'ailleurs prévue à ce stade. Il doit travailler ce week-end à la Lanterne près de Versailles "comme d'habitude", selon l'Elysée. Interrogé à ce sujet, l'entourage d'Emmanuel Macron affirme qu'il est "normal que des collaborateurs du président aient un badge", ajoutant que le rôle d'Alexandre Benalla pouvait, par exemple, être d'assurer le lien avec les élus. Esa garde à vue a été prolongée samedi matin pour une durée pouvant atteindre 24 heures, a indiqué le parquet de Paris. Au groupe LREM, "beaucoup attendaient que ce soit réglé dès hier", rapporte un "marcheur", tandis qu'à droite, le président de LR Laurent Wauquiez assure dans Le Figaro que "cette affaire marque la fin de son discours sur la République exemplaire".

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