Un collaborateur de Macron filmé frappant un manifestant

21 Juillet, 2018, 00:32 | Auteur: Sue Barrett
  • Capture d'écran

Alors avertie, la présidence de la République avait suspendu 15 jours cet adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron sans faire la publicité de cet événement jusqu'à des révélations du Monde, parues mercredi soir.

Le pouvoir que M. Macron "décrivait lui-même comme jupitérien semble s'affranchir des valeurs sur lesquelles repose notre République", a fustigé la présidente du RN (ex-FN) Marine Le Pen, pour qui cette affaire met "en lumière la tentation de polices parallèles".

Il s'avère que Benalla, alors chargé d'organiser " la sécurité des déplacements du président", avait " demandé l'autorisation d'observer les opérations de maintien de l'ordre pour le 1er Mai ", précisait hier le porte-parole de l'Élysée, Bruno Roger-Petit, autorisation qui lui avait été donnée car " il agissait dans le cadre d'un jour de congé et ne devait avoir qu'un rôle d'observateur ". Le conseiller a été suspendu.

"La présidence a jugé que ce fait constituait une faute et a décidé, compte tenu de l'avertissement notifié au mois de mai dernier, d'engager son licenciement", a-t-on ajouté.

Suite à la publication de la vidéo, une enquête préliminaire a été ouverte pour "violences par personne chargée d'une mission de service publique", "usurpation de fonctions" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique".

De son côté, Gérard Collomb se défend et " condamne lourdement " les " agissements " de trois hauts gradés de la préfecture de police soupçonnés d'avoir extrait des images de vidéo-surveillance et de les avoir transmises à Alexandre Benalla. "Devant le Sénat, le Premier ministre Édouard Philippe a estimé que les images étaient " choquantes " et que l'affaire était " désormais entre les mains de la justice et que c'est très bien ainsi ".

M. Macron a réclamé "des sanctions", et M. Strzoda lui a infligé "une simple suspension temporaire, du 4 au 19 mai", le menaçant de licenciement en cas de nouvel écart, indique le quotidien.

L'Élysée a par ailleurs annoncé avoir "pris la décision d'engager la procédure de licenciement" d'Alexandre Benalla sur la base de "faits nouveaux".

Il s'appelle Vincent Crase.

Alexandre Benalla, chargé de sécurité à l'Élysée avait déjà commis un dérapage le matin du 1er mai.

Au groupe LREM, "beaucoup attendaient que ce soit réglé dès hier", rapporte un "marcheur", tandis qu'à droite, le président de LR Laurent Wauquiez assure dans Le Figaro que "cette affaire marque la fin de son discours sur la République exemplaire". Vers 2010, âgé d'une vingtaine d'années, il était portier à l'Euro-Café, place du Vieux-Marché à Rouen. Militant du Parti socialiste, il assurait, lors de la primaire du parti, en 2011, la sécurité de Martine Aubry.

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