Vladimir Poutine vante la compétence de Donald Trump | Europe

17 Juillet, 2018, 09:38 | Auteur: Lynn Cook
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Le locataire de la Maison Blanche s'en est pris, aux côtés du maître du Kremlin, à l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe présumée dans la présidentielle qui l'a porté au pouvoir, et a semblé mettre sur le même plan les accusations du renseignement américain en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine. En gros, nous sommes contents de notre première véritable rencontre.

Selon Ivan Katchanovski, professeur de sciences politiques à l'Université d'Ottawa et spécialiste de la Russie, la réunion qui s'est tenue à Helsinki était nécessaire pour résoudre les querelles et diminuer les nombreuses tensions qui existent entre ces deux puissances nucléaires.

"Nous n'avons pas pu +tout déblayer+, mais nous avons fait un pas important dans cette direction", a-t-il ajouté. Donald Trump a également affirmé que "le monde voulait les voir [lui et le président Poutine] en bonne entente", rapporte encore le quotidien britannique, car leurs deux pays possèdent "90% des armes nucléaires dans le monde".

L'entretien entre les deux chefs d'Etat aura duré plus de deux heures, avec l'aide de seulement deux interprètes, et s'est poursuivi par un déjeuner de travail avec leurs équipes. Tout le monde le sait.

Le président russe Vladimir Poutine s'est déclaré dimanche "fier" d'avoir réussi "dans tous ses aspects" l'organisation du Mondial-2018, un premier pour la Russie qui en a fait une vitrine.

Donald Trump s'est lui félicité de son "dialogue "direct et ouvert" avec son homologue russe".

Le sommet est la dernière étape d'un voyage d'une semaine en Europe au cours de laquelle le magnat de l'immobilier a tiré à boulets rouges sur ses alliés - Allemagne en tête - tout se tenant soigneusement à l'écart de toute critique à l'encontre du président russe.

Vendredi, 12 agents du renseignement russe ont été inculpés pour avoir piraté les emails du parti démocrate et d'Hillary Clinton.

Un autre sénateur républicain plus régulièrement critique à l'égard de Donald Trump, Jeff Flake, a estimé que ses propos étaient "une honte". À propos de ce dernier point, les deux chefs d'État ont affirmé avoir longuement discuté, et annoncé qu'ils continueraient à travailler sur la cybersécurité avec des experts des deux pays.

" La rencontre a été positive pour Poutine, mais négative pour Trump, en raison des réactions qu'elle a générées aux États-Unis, notamment en raison de ses propos sur l'ingérence russe dans les élections américaines ", estime Ivan Katchanovski.

Du même avis que le professeur de l'Université d'Ottawa, Vincent Boucher souligne que Trump avait plus à perdre que Poutine en se présentant à ce sommet.

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