Raid israélien meurtrier sur Gaza

15 Juillet, 2018, 16:12 | Auteur: Lynn Cook
  • Gaza-Israël: calme fragile après la pire confrontation armée depuis 2014

Durant la confrontation, au moins 200 roquettes et obus de mortier palestiniens ont été tirés sur Israël faisant 4 blesses tandis que Tsahal a ciblé plus de 40 infrastructures terroristes du Hamas à Gaza, causant la mort de deux palestiniens.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a dit avoir pris pour cible deux tunnels du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, "destinés à mener des actions terroristes" contre Israël. Deux adolescents palestiniens de 15 et 16 ans ont été tués, a indiqué le ministère de la Santé dans l'enclave palestinienne. Un soldat israélien avait été également blessé.

"Le Hamas a dépassé la limite avec sa soi-disant "Marche du retour" qui consiste dans les faits en des actes de violence, des attaques contre la clôture de sécurité, des tirs de roquettes contre le territoire israélien et des lancements de ballons et cerfs-volants incendiaires", a déclaré Jonathan Conricus, porte-parole de l'armée israélienne, lors d'une téléconférence avec des journalistes en milieu d'après-midi.

Depuis le 30 mars, la frontière entre la bande de Gaza et Israël est le théâtre de manifestations contre le strict blocus israélien et pour le "droit au retour" des Palestiniens chassés de leurs terres ou qui ont fui à la création d'Israël en 1948. Au moins 140 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le début des manifestations. Aucun Israélien n'a été tué. Les raids se poursuivaient samedi en fin d'après-midi, d'après un correspondant de l'AFP. Ces raids n'avaient pas fait de victime, selon les Palestiniens.

Israël, accusé d'usage excessif de la force lors des manifestations à la frontière, dit tirer en dernier recours pour protéger ses soldats et sa population civile.

L'armée israélienne avait expliqué samedi matin, après des premiers raids nocturnes, qu'elle avait visé des cibles du Hamas et avait riposté à des "actes de terreur pendant les violentes émeutes qui avaient eu lieu (quelques heures auparavant) le long de la clôture de sécurité" qui sépare le territoire israélien de l'enclave palestinienne. S'inscrivant en faux face à cette excuse, l'Assemblée générale des Nations unies avait adopté le 13 juin à une forte majorité une résolution condamnant Israël pour les violences meurtrières à Gaza et rejeté un texte présenté par les Etats-Unis condamnant le Hamas pour ces mêmes violences.

L'armée israélienne avait notamment dit avoir frappé 65 positions militaires du Hamas dans l'enclave en représailles au tir d'une centaine de roquettes et d'obus de mortiers contre son territoire.

D'après l'armée israélienne, des grenades, engins explosifs, cocktails Molotov, pneus enflammés et pierres ont été lancés en direction des soldats, dont un a été blessé.

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres depuis 2008 et observent un cessez-le-feu tendu depuis l'Opération Bordure Protectrice de l'été 2014.

Fin mai, les forces israéliennes et les groupes armés terroristes palestiniens de la bande de Gaza avaient connu leur plus sévère confrontation depuis la guerre de 2014.

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