Londres et Washington veulent établir un accord commercial "ambitieux" | Europe

15 Juillet, 2018, 02:51 | Auteur: Lynn Cook
  • Le Royaume Uni et ses partenaires européens

Le premier voyage officiel de Donald Trump au Royaume-Uni, qui s'est achevé ce samedi, a été marqué par une série de polémiques qui ont valu au président américain de nombreuses critiques outre-Manche.

La veille, jeudi soir, le président américain avait dîné, en compagne de Theresa May et son mari, au palais de Blenheim, la résidence de repos des Premiers ministres britanniques, où naquit Winston Churchill.

Les déclarations du président américain au Sun surviennent au terme d'une semaine agitée pour Theresa May, après les démissions lundi des ministres des Affaires étrangères et du Brexit, Boris Johnson et David Davis, mécontents du plan de Brexit mis au point vendredi dernier, qui prévoit le maintien de liens commerciaux à leurs yeux trop étroits avec l'UE.

"S'ils font un tel accord, nous traiterions avec l'Union européenne au lieu de traiter avec le Royaume-Uni", a dit dans cette interview M. Trump, qui n'a jamais caché sa préférence pour un Brexit dur, synonyme de rupture nette des liens entre le Royaume-Uni et l'UE.

Theresa May s'est efforcée jeudi de préparer le terrain à la conclusion d'un accord commercial avec les Etats-Unis après la rupture avec l'Union européenne, à l'occasion de la première visite de Donald Trump en Grande-Bretagne. Mais ces derniers ont certainement perdu leur sourire en découvrant ce que le président américain avait fait à Chequers. Mais l'idée de visiter deux lieux importants de la vie du Premier ministre britannique vient non pas de Donald Trump et son équipe mais de l'ambassadeur britannique aux Etats-Unis. "Je serai au Trump Turnberry (nom de l'établissement sportif et hôtelier, ndlr) pour deux jours de réunions, d'appels et, je l'espère, de golf - ma principale forme d'exercice!", a tweeté samedi matin le président américain, arrivé vendredi soir en Ecosse. Mieux, selon le New York Times, c'est Theresa May elle-même qui a suggéré à Donald Trump de poser dans le fauteuil de son illustre prédécesseur. "Malheureusement, l'article qui a été publié était globalement bon, mais ne contient pas ce que j'ai dit sur la Première ministre, et j'ai dit des choses formidables".

Dans l'après-midi, Donald et Melania Trump sont allés prendre le thé avec la reine Elizabeth II au château de Windsor. En plus, il a indiqué qu'il n'est pas très bien accueilli en sol britannique.

Quelques milliers de manifestants s'étaient rassemblés à l'extérieur du palais pour huer Donald Trump à son passage. Mais le couple s'y est présenté avec douze minutes de retard sur l'horaire prévu, alors qu'Elizabeth II patientait par 27 degrés Celsius.

Donald Trump a notamment confié au tabloïd qu'il ne se sent pas le bienvenu à Londres en raison des protestataires qui feront voler au-dessus du Parlement un ballon gonflable de six mètres de hauteur représentant le président américain en tant qu'un bébé colérique avec une couche aux fesses. Alors que la reine, âgée de 92 ans, passait la garde en revue en sa compagnie, il s'est brutalement arrêté, la contraignant à faire un écart.

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