Emmanuel Macron à nouveau devant le congrès — France

13 Juillet, 2018, 01:08 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le président français Emmanuel Macron le 2 juillet 2018 à Nouakchott

Emmanuel Macron s'est exprimé longuement ce lundi face au Congrès réuni à Versailles.

Lors de son discours, le chef de l'État s'est efforcé de gommer son image, qui se renforce, de " Président des riches ". Voici tout de même les moments à retenir.

M. Macron ne devrait pas en revanche aborder le projet de révision de la Constitution, qui prévoit notamment la réduction de 30 % du nombre de parlementaires, et sera débattu à partir de mardi par les députés. Selon lui, ce sera plus de liberté pour le Parlement et les collectivités locales, plus d'indépendance pour la justice. Sur les 18 articles, plus de 2 400 amendements ont été déposés. Richard Ferrand s'y était opposé au noms de la séparation des pouvoirs. "Dès l'automne, nous clarifierons cette situation en donnant à l'islam un cadre et des règles garantissant qu'il s'exercera partout de manière conforme aux lois de la République. Nous le ferons avec les Français dont c'est la confession et avec leurs représentants", a précisé le chef de l'État.

Emmanuel Macron a indiqué que le Premier ministre "présentera dans les prochaines semaines les nouvelles décisions permettant de tenir les engagements de baisse de nos dépenses publiques", en promettant "des choix forts et courageux". "Surtout, il a voulu parler de tout, et finalement il n'a rien dit". "Elle ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique, mais une politique d'investissement et d'accompagnement social".

À quelques mois de la réforme des retraites, le président a fustigé la "rumeur malsaine" qui fait "croire que nous voudrions supprimer les pensions de réversion". "Rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui", a-t-il assuré".

Cette réforme est nécessaire car les jeunes "ne croient plus au système de retraite" et "ne pensent pas que ce système permettra de financer la leur". Sur ce point, il n'a pas répondu ce qui a provoqué une bronca dans les rangs parlementaires. Le président annonce vouloir "jeter les bases d'un nouveau contrat social".

Sur le plan de la formation et de l'apprentissage, une loi sera donc présentée au parlement pour une "réforme profonde". Une première réponses à ceux qui l'ont accusé depuis un an de passer outre les corps intermédiaires. Pour lui, "une politique pour les entreprises n'est pas une politique pour les riches".

Emmanuel Macron a annoncé lundi lors de son discours devant le Congrès qu'il souhaitait que les partenaires sociaux révisent les règles de l'assurance chômage "afin que (.) nous puissions non seulement nous assurer qu'elles récompensent bien davantage la reprise d'activité mais aussi qu'elles incitent à la création d'emploi de qualité".

Depuis 2008, "la pratique des institutions a évolué avec le quinquennat et l'élection concomitante des députés: le président est élu avec sa majorité sur un programme et doit rendre compte de son action", a plaidé auprès de l'AFP Jean-Luc Warsmann, rapporteur il y a dix ans (ex-LR, devenu UDI-Agir).

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