Devant le Congrès, Macron propose un nouveau " contrat social "

10 Juillet, 2018, 18:10 | Auteur: Aubrey Nash
  • Congrès. Les grandes lignes du discours d'Emmanuel Macron

Poursuivant la salve de réformes économiques et sociales engagée depuis son élection, il a proposé aux partenaires sociaux de réviser les règles de l'assurance chômage "afin que (.) nous puissions non seulement nous assurer qu'elles récompensent bien davantage la reprise d'activité mais aussi qu'elles incitent à la création d'emploi de qualité".

Si la "République n'a aucune raison d'être en difficulté avec l'islam", le président estime toutefois qu'"il y a une lecture radicale, agressive de l'islam qui se fixe pour but de mettre en cause nos règles et nos lois de pays libre, de société libre dont les principes n'obéissent pas à des mots d'ordre religieux".

La veille, lors de son discours prononcé devant le Congrès, les propos du président de la République avaient déjà choqué des parlementaires, essentiellement dans les rangs des Républicains, qui avaient critiqué une "instrumentalisation" de la mémoire de la Shoah.

"Il est mensonger de vouloir défendre les salariés si l'on ne défend pas les entreprises", a-t-il ajouté afin de justifier la conduite de ses réformes en faveur de la compétitivité. L'apparat du Congrès n'est-il pas une accroche idéale pour s'en prendre à celui qu'elle qualifie de président des Riches? "Rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui", a-t-il affirmé, promettant de "refonder un système de retraite, qui viendra progressivement remplacer la quarantaine de systèmes existants". " Le projet de loi sur l'avenir professionnel sera modifié dans ce sens dans les prochains jours et ses règles modifiées dans les prochains mois, afin qu'une telle réforme puisse entrer en vigueur au printemps 2019 ", a-t-il déclaré. Un affrontement qu'il prédit "au cœur" des élections européennes de 2019. Un terme qui ne plait guère à Emmanuel Macron qui a pourtant décidé de jouer l'humilité: "Je sais que je ne peux pas tout, je sais que je ne réussis pas tout", a-t-il déclaré, avant de préciser qu'il n'"aime ni les castes ni les privilèges", et de promettre "l'Etat providence du 21e siècle", à travers l'émancipation. "Financée par l'ensemble des contribuables, (la solidarité) implique des droits et des devoirs car chacun est alors comptable de tous et tous de chacun". Son homologue du Sénat, Bruno Retailleau, élu en Vendée, a joué l'éternelle partition des territoires abandonnés par l'exécutif parisien: "La révision constitutionnelle affaiblira la représentation de nos territoires alors qu'ils ont perdu leurs instituteurs, leurs commerçants..."

Face au terrorisme, "le travail doit se poursuivre sans fébrilité et sans relâche". "Il n'y a pas d'un côté une action intérieure et de l'autre une action extérieure, c'est la même action, s'adressant aux Français ou s'adressant au monde, c'est le même message: nous protéger et porter nos valeurs", a soutenu Emmanuel Macron, selon qui "il n'y a pas d'un côté une action économique et de l'autre une action sociale, c'est la même finalité: être plus fort pour pouvoir être plus juste". Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé ce lundi l'ouverture prochaine du droit de vote pour toutes les personnes handicapées mentales mises sous tutelle.

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