Les enfants bloqués dans une grotte inondée écrivent à leurs parents — Thaïlande

09 Juillet, 2018, 01:44 | Auteur: Aubrey Nash
  • Sud Ouest

Les conditions pour une évacuation sont jugées "parfaites" par la cellule de crise, notamment en ce qui concerne le niveau d'eau dans la grotte.

"La prochaine opération devrait débuter dans dix heures minimum", a déclaré lors d'une conférence de presse Narongsak Osottanakorn, le chef de la cellule de crise.

Dimanche soir, un premier groupe de six garçons, chacun guidé dans la grotte inondée par deux plongeurs professionnels, avait finalement réussi à sortir, écourtant l'interminable attente des parents massés aux abords de la grotte et du reste du monde via les réseaux sociaux. Les secours s'interrogeaient depuis des jours sur l'opportunité de déclencher une évacuation périlleuse, des pluies de mousson attendues prochainement risquant de ruiner les efforts continus pour drainer l'eau de la grotte. Ils ont été évacués à bord d'ambulances puis d'hélicoptères en direction de l'hôpital de Chiang Rai. Selon ce journaliste du Guardian, présent sur place, la première évacuation se terminera au plus tôt à 21h heure locale, 16h heure de Paris. Aucune image de l'opération n'a émergé pour l'heure.

Les secours ont inséré un tuyau de plusieurs kilomètres pour acheminer de l'oxygène dans la poche où le groupe s'est réfugié.

A l'extérieur de la grotte, en pleine forêt tropicale, tout au nord de la Thaïlande, les centaines de journalistes venus couvrir l'événement ont été éloignés pour permettre l'installation d'une vaste unité médicale. Les enfants et leur entraîneur ont été informés depuis leur grotte de leur arrivée.

Dimanche, nombre de médias se sont précipités devant l'hôpital de Chaing Rai, à une heure de route du site, où les victimes doivent être évacuées.

Le niveau d'oxygène s'est stabilisé dans la grotte, mais le niveau de "dioxyde de carbone est un autre facteur" à prendre en compte, a-t-il précisé.

Gong Hui, un plongeur chinois qui participe à l'opération, a expliqué à l'agence Reuters, samedi, que les niveaux d'eau dans la grotte avaient "beaucoup reculé", les pompages ayant permis d'évacuer des millions de litres d'eau. "Ensemble, équipes thaïlandaises et étrangères, nous allons ramener à la maison les sangliers sauvages", écrivent dimanche les commandos de marine thaïlandais sur leur page Facebook. Le premier enfant libéré des profondeurs a pu être extrait de la grotte dimanche à 17h40 locales (10h40 GMT).

Pour le moment, il faut onze heures à un plongeur aguerri pour faire l'aller-retour jusqu'aux enfants: six heures aller, cinq heures retour grâce au courant. Une bonne partie des enfants, âgés de 11 à 16 ans, ne savent en effet pas nager, et aucun n'a fait de plongée, ce qui complique d'autant plus les opérations. Les secours avaient prévenu que les enfants sortiraient " un par un", assistés chacun par deux plongeurs professionnels, et que cela prendrait au total " deux à trois jours ".

Le long périple qui attend les enfants comprend près de deux kilomètres de passages étroits et obscurs dont certains ne font que 60 centimètres de large, ainsi que des zones immergées.

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