Hassan Rohani à Vienne: Une valse européenne anti-américaine est-elle possible?

06 Juillet, 2018, 22:51 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président iranien Hassan Rohani à la sortie de son avion lors d'une visite à Moscou le 27 mars 2017.                  Alexander NEMENOV  AFP

En se rendant en Suisse, puis en Autriche, M. Rohani montre son attachement à l'accord sur le programme nucléaire iranien, négocié en Suisse et signé à Vienne en juillet 2015.

Le président iranien Hassan Rohani est arrivé en Suisse lundi après-midi pour une visite officielle de deux jours, suivi d'un séjour en Autriche. En effet, l'accord sur le nucléaire iranien a été qualifié d'acquis important pour la paix et la stabilité par Rohani, le rejeter ne fait donc qu'accroître les tensions et signifie surtout, de revenir en arrière.

L'Autriche a pris dimanche pour six mois la présidence tournante de l'Union européenne (UE), et la Suisse représente les intérêts des États-Unis en Iran, en l'absence de relations diplomatiques entre ces deux pays.

"Tant que c'est possible pour l'Iran, nous resterons partie à l'accord, nous ne quitterons pas le JCPOA (le sigle officiel de l'accord, ndlr), à la condition que nous puissions aussi en profiter", a dit ce conservateur modéré réélu en 2017.

Au cours de cette visite, le président iranien discutera d'une série de questions d'intérêt mutuel, et il abordera probablement la question de l'avenir de l'accord sur le nucléaire ainsi que des intérêts iraniens dans ce cadre, a rapporté Press TV.

Les États-Unis et certains pays européens comme la France accusent l'Iran de jouer un rôle déstabilisateur au Moyen-Orient (en Syrie, en Irak, au Liban ou encore au Yémen), ce dont Téhéran se défend. Or l'Iran a besoin de retirer des bénéfices économiques de l'accord, sous la forme d'investissements étrangers, pour garder son économie à flots.

En raison de la commission présumée d'une infraction dans un autre pays que celui où il est en poste, son immunité diplomatique ne peut être invoquée, ont indiqué plusieurs sources à l'AFP.

Environ 25.000 personnes ont assisté à la réunion des Moudjahidine du Peuple Iranien près de Paris.

Le couple arrêté est soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat à la bombe samedi à Villepinte (Seine-Saint-Denis), lors d'une conférence organisée par les Moudjahiddines du peuple iranien, parti d'opposition interdit en Iran.

Depuis leur retrait en mai de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, les Etats-Unis ont annoncé le rétablissement de sanctions contre l'Iran et veulent notamment "réduire à zéro" ses revenus tirés de ses ventes de pétrole brut, comme l'annonçait lundi le directeur politique du département d'État, Brian Hook.

Des personnalités politiques américaines de premier plan ont participé à ce rassemblement, comme l'ancien maire de New York, aujourd'hui avocat personnel du président américain Donald Trump, Rudy Giuliani.

Selon le site du ministère autrichien des Affaires étrangères, M. Assadi a le rang de troisième conseiller à l'ambassade d'Iran. M. Rohani a été accueilli avec les honneurs militaires par le président de la Confédération Alain Berset, sous un soleil de plomb.

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