De nouveaux éléments inquiétants qui peuvent tout changer — Affaire Maëlys

04 Juillet, 2018, 12:21 | Auteur: Lynn Cook
  • «Ils ont vu un bras écarter la culotte d une fillette»

Une vidéo à caractère pédopornographique aurait été retrouvée dans son téléphone portable, une vidéo sur laquelle une petite fille, identifiée comme une des ses cousines, subit des attouchements. Ses parents, sont alors rapidement convoqués. Lors de sa dernière audition, au début du mois d'avril, Nordahl Lelandais avait expliqué avoir tué la fillette en lui assénant un coup au visage. De fait, elle concerne leur propre fille. Il avait d'ailleurs été extrait de sa cellule et emmené à Domessin début juin pour être confronté à ces éléments. "Ce qu'ils ont vu, c'est une main, un bras qui écarte la culotte d'une petite fille endormie", résume Caroline Rémond, leur avocate. Cet interrogatoire devait aussi porter sur de nouveaux soupçons: l'agression sexuelle d'une jeune cousine de Nordahl Lelandais lors d'une visite familiale au domicile de ses parents à Domessin (Savoie), une semaine avant la soirée de mariage fatale à Maëlys. Elle a notamment raconté que des extraits de cette vidéo avait été montrés aux parents en juin. Au moment des faits, la famille était de passage chez les Lelandais pour le week-end, une semaine jour pour jour avant la disparition de la petite Maëlys.

La surprise des parents de l'enfant est à la hauteur de leur douleur.

Nordahl Lelandais, qui affirme avoir tué accidentellement la petite Maëlys et le caporal Arthur Noyer, est arrivé sous escorte mardi matin au tribunal de Grenoble pour un nouvel interrogatoire par les juges chargés du premier dossier.

Mais cette audition sera aussi l'occasion pour les juges de l'interroger dans une troisième affaire: il s'agit cette fois d'une agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.

"Le traumatisme que j'ai vu chez ses parents, c'est rare", explique leur avocate.

Jusqu'à alors, ces cousins maternels, originaires du sud de la France, soutenaient Nordahl Lelandais, qu'ils appréciaient.

Lelandais est pour l'instant détenu dans une unité psychiatrique du centre pénitentiaire de Lyon-Corbas. "Ils n'ont remarqué à aucun moment un comportement pouvant expliquer ce qui est arrivé", ajoute l'avocate Caroline Rémond. Des investigations sont en cours pour déterminer son implication - ou non - dans une vingtaine d'autres dossiers de disparitions.

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