Le ton monte encore entre la Chine et les Etats-Unis

19 Juin, 2018, 13:38 | Auteur: Aubrey Nash
  • Kim Jong Un loue

"Kim Jong-un, président du Parti des travailleurs de Corée et président de la Commission des affaires d'Etat de la République populaire démocratique de Corée, visite la Chine du 19 au 20 juin", a annoncé l'agence de presse Chine nouvelle dans une très brève dépêche.

Alors que le gouvernement chinois attendait habituellement que M. Kim soit rentré dans son pays pour officialiser sa visite, Pékin a cette fois annoncé sa présence mardi - - sans pour autant en révéler le programme ni même s'il allait ou non rencontrer le président chinois Xi Jinping. Les deux hommes ne s'étaient auparavant jamais rencontrés depuis leurs arrivées au pouvoir respectives au début de la décennie. Pyongyang reproche notamment à son voisin d'appliquer des sanctions internationales destinées à le convaincre à laisser tomber son programme nucléaire.

"Si les États-Unis perdent le sens commun et publient une liste [de produits visés], la Chine se verra dans l'obligation d'adopter une combinaison de mesures quantitatives et qualitatives en forme de représailles énergiques", a mis en garde le ministère du Commerce chinois mardi, dans un communiqué. Les fois précédentes, les médias avaient attendu qu'il rentre chez lui pour pour faire état de sa visite.

Quelle mouche a donc encore piqué Donald Trump?

L'homme fort de Pyongyang cherche à obtenir un assouplissement des sanctions économiques en échange de ses promesses de dénucléarisation et espère le soutien de la Chine dans cette démarche. La Chine, principale alliée de la Corée du Nord, a fait clairement savoir qu'elle voulait un rôle prépondérant dans les négociations, présentant avec insistance ses offres de service diplomatiques. Reçu jeudi à Pékin par son homologue chinois Wang Yi, Mike Pompeo a assuré que la Chine avait "réaffirmé son attachement envers les résolutions du conseil de sécurité de l'ONU", c'est-à-dire aux sanctions. D'après ces derniers, Pékin influence toujours à un niveau peut-être sous-estimé, les décisions de Pyongyang.

"La Chine ne veut pas d'une guerre commerciale mais la partie chinoise n'a d'autre choix que de s'opposer fermement au comportement à courte vue des Etats-Unis qui va nuire aux deux parties", a commenté le ministère sur son site internet.

La dernière rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump remonte à novembre 2017, au Vietnam.

Selon les chiffres américains, la Chine a importé pour près de 130 milliards de dollars de produits américains l'an dernier, tandis que les Etats-Unis ont acheté à la Chine plus de 500 milliards de dollars de marchandises.

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