"Coffee shop" à Paris : enquête préliminaire ouverte

18 Juin, 2018, 11:07 | Auteur: Jonathan Ford
  • A peine née la mode des

La mise au point de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Midelca), intervenue la semaine dernière était censé avoir sifflé, au nom du droit, la fin de la récré en matière de cannabis ultra light au CBD. Ces établissements vendent du cannabidiol, l'une des molécules de la marijuana.

Agnès Buzyn a souligné que le droit français autorisait les utilisations industrielles du chanvre, dont est extrait le cannabis, "quand il contient moins de 0,2% de THC (principe actif du cannabis)". Il ne parle pas de produits en cigarette mais de la plante. Ces établisselent "détournent le droit" en disant que leurs cigarettes contiennent moins de 0,2 % de THC, a-t-elle affirmé. Et la ministre d'ajouter: "Il va falloir qu'on revoit la législation et revoir comment on met de l'ordre dans tout cela, a-t-elle dit, évoquant un travail conjoint avec la répression des fraudes de Bercy".

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 11 juin concernant une boutique parisienne vendant un dérivé du cannabis, afin de vérifier si elle respecte la législation, a-t-on appris dimanche de source judiciaire, confirmant une information du JDD. Ils profitent d'un flou dans la loi qui autorise le CBD, dès lors que la teneur en THC, composant du cannabis qui a un effet psychotrope, n'excède pas 0,2%.

Vers une amende de 300 euros pour usage de cannabis.

Les investigations concenant ce tout premier magasin de ce type à Paris, ont été confiées à la Brigade des stupéfiants et du proxénétisme (BSP). Cette amende, qui "sera possible y compris en cas de récidive", sera a priori plus coûteuse que les 150 à 200 euros préconisés par un récent rapport parlementaire.

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