Attaques de Trump: le gouvernement Couillard appuie Trudeau

12 Juin, 2018, 02:56 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président américain Donald Trump pendant le sommet du G7 à La Malbaie au Québec le 9 juin 2018

"Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a agi de façon si douce et docile durant notre rencontre du G7 pour ensuite donner une conférence de presse après mon départ. dire que les tarifs américains sont insultants et qu'il ne se laisserait pas bousculer".

Alors que tous les dirigeants du G7 réunis à Charlevoix s'étaient entendus sur une déclaration commune, le président Trump a retiré samedi son appui au communiqué final du sommet après que Justin Trudeau eut qualifié "d'insultantes", en conférence de presse, les surtaxes américaines sur l'acier et l'aluminium imposées par Washington.

Le président, un habitué des réactions épidermiques, réagissait à des déclarations de Justin Trudeau.

Les conservateurs canadiens avaient passé la semaine dernière à critiquer vertement Justin Trudeau pour ne pas avoir riposté immédiatement aux taxes américaines sur l'acier et l'aluminium, le Premier ministre préférant attendre le 1er juillet, jour de fête nationale. Canada, France, Allemagne, Royaume-Unie et Italie, ainsi que l'Union européenne, ont souscrit à une nouvelle charte contre la pollution plastique des océans.

"Il y a un siège réservé en enfer à tout dirigeant étranger qui s'engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos quand il s'en va", a renchéri le conseiller présidentiel pour le commerce, Peter Navarro. "Le premier ministre n'a rien dit qu'il n'avait pas déjà dit auparavant, autant publiquement qu'en conversations privées" avec le président américain.

Après deux jours de vives discussions lors du sommet canadien, les sept plus grandes puissances économiques avaient finalement pu rédiger et signer un "communiqué commun".

"Je ne comprends pas cette obsession pour les relations commerciales avec le Canada", s'est interrogé l'ex-Premier ministre conservateur Stephen Harper sur Fox News, la chaîne de télé préférée du locataire de la Maison Blanche.

"Arrêtons de provoquer les États-Unis, arrêtons de prendre des balles pour le Mexique, amorçons des négociations bilatérales et cessons de discuter avec l'Iran", a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

Du côté de l'Élysée, on a réagi à la désolidarisation de l'administration Trump par voie de communiqué, dimanche, en faisant valoir que "la coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots" et en assurant "que La France et l'Europe maintiennent leur soutien" au communiqué final du G7. Au cours d'une prise de parole, la présidence a dénoncé l'"incohérence" et l'"inconsistance" de son homologue américain après que celui-ci ait fait volte-face sur la déclaration finale de cette réunion. "Vladimir Poutine a ironisé en marge de ce sommet sur le " babillage inventif " du G7, qu'il a appelé à engager une " vraie coopération ". Un secteur qui pèse bien plus que les deux métaux jusqu'à présent frappés. Elle y est interprétée comme un symbole des différents entre les Etats-Unis et France en particulier, et plus généralement avec les autres pays du G7.

Les droits de douane actuels sont effectivement différents entre l'UE et les Etats-Unis.

L'Europe taxe les importations de voitures hors-UE, donc américaines, de 10%.

Aux Etats-Unis, les Audi, Volkswagen et autres voitures étrangères sont frappées d'une taxe de 2,5%.

Pour évaluer l'équité des échanges commerciaux avec ses partenaires, le milliardaire se concentre sur une seule question: tel pays a-t-il un excédent ou un déficit commercial avec les Etats-Unis?

Emmanuel Macron et Donald Trump nous ont rejoué la scène de la poignée de main, toujours aussi musclée à en juger par les photos montrant la main de l'Américain marquée par l'empreinte du pouce du Français.

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