A 48h du sommet Trump-Kim Jong-un

12 Juin, 2018, 01:09 | Auteur: Lynn Cook

Trump a rencontré le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong. Vivant, depuis 2011, essentiellement cloîtré dans ses palais nord-coréens, le dirigeant de la seule dynastie communiste de la planète s'est rendu au Marina Bay Sands, le plus spectaculaire hôtel de la Cité, un temple du luxe qui abrite le casino du magnat américain Sheldon Adelson.

Donald Trump a atterri à Singapour à bord d'Air Force One peu avant 20h30.

" Mais la question de savoir si cela sera le résultat idéal pour les dirigeants chinois dépendra largement de l'humeur de Trump ce jour-là, de sa fameuse alchimie et de son instinct, mais aussi de ce qui ressortira du sommet et de son éventuelle application par les deux parties", relève M. Sullivan.

Celui dont les déplacements à l'étranger se comptent sur les doigts d'une main est sorti de son huis clos habituel en visitant le jardin botanique ultra-moderne de la baie de Singapour. Il sera suivi d'une réunion avec leurs équipes respectives, puis d'un déjeuner de travail. Du coup, Donald Trump, qui prévoyait de repartir mercredi et n'excluait pas de jouer les prolongations, va finalement s'envoler dès mardi soir pour Washington, après avoir tenu une conférence de presse. Dans un style plus réservé, Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, qui a rencontré deux fois le leader nord-coréen à Pyongyang, a lui aussi fait part de son espoir.

Avare en détails, il a simplement souligné que les Etats-Unis étaient prêts, en échange de sa dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible", à apporter à la Corée du Nord des "garanties de sécurité uniques, différentes" de celles proposées jusqu'ici.

Un haut responsable américain a vu dans cette formulation "un message d'optimisme".

Depuis plusieurs semaines, des officiels américains et nord-coréens s'attèlent à la préparation de cet événement.

En 1994 puis en 2005, des accords avaient été conclus mais aucun d'entre eux n'a jamais été réellement appliqué, et la Corée du Nord a multiplié depuis 2006 les essais nucléaires et balistiques, jusqu'à la dangereuse escalade de l'an dernier.

Pour ne pas braquer Washington et éviter un retour aux tensions de la fin 2017, Kim Jong-un devrait accepter un objectif lointain et vague de dénucléarisation de la péninsule coréenne, tout en réclamant une normalisation progressive de ses relations avec les Etats-Unis et un assouplissement du régime de sanctions économiques qui étouffe son pays. Mais alors que son administration laissait miroiter un accord historique le 12 juin, elle s'est dernièrement évertuée à faire retomber les attentes, évoquant le début d'un "processus" inédit. "Il paraît évident depuis le début que la Corée du Nord n'a pas l'intention d'abandonner son arsenal nucléaire".

Recommande: