Trump saborde le G7 et menace ses alliés de nouvelles taxes

10 Juin, 2018, 17:57 | Auteur: Aubrey Nash
  • Donald Trump appelle le G7 à réintégrer la Russie

C'est un sommet pour le moins chaotique qui s'est achevé samedi soir à La Malbaie, au Canada.

À peine a-t-il quitté le G7 que le président américain a tweeté, depuis Air Force One: "En raison des fausses déclarations de Justin [Trudeau, ndlr] à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j'ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain!". Europe 1 revient sur les raisons du fiasco.

Deux tweets et la fin d'un accord.

Le sommet du G7 de La Malbaie s'est terminé par un coup de théâtre que personne n'avait vu venir: cinq minutes après la publication officielle du communiqué final de la rencontre, le président Trump annonçait sur Twitter qu'il retirait sa signature du communiqué parce que le premier ministre Trudeau aurait dit, selon lui, des " faussetés ".

"En ce qui concerne le commerce international, le dossier le plus problématique, le G7 s'entend pour réformer l'Organisation mondiale du commerce afin de la rendre plus juste, pour éliminer les barrières tarifaires et pour lutter contre le protectionnisme".

Le président russe Vladimir Poutine a évoqué cette semaine, lors d'une visite en Autriche, la possibilité d'un sommet avec son homologue américain Donald Trump, qui pourrait se tenir à Vienne. Les dirigeants du " groupe des Sept " seront accueillis à partir de 11 h 45 (15 h 45 GMT) par le Premier ministre Justin Trudeau à La Malbaie, pittoresque petite ville québécoise, dans un grand hôtel dominant le majestueux fleuve Saint-Laurent.

Une réaction visiblement peu appréciée par Emmanuel Macron. "Soyons sérieux et dignes de nos peuples", a indiqué l'Elysée. "Nous y tenons. Et quiconque les quitterait le dos retourné montre son incohérence et son inconsistance". Un secteur qui pèse bien plus les deux métaux jusqu'à présent frappés.

D'importants différends persistent, a-t-il insisté, notamment les droits de douane sur l'acier et l'aluminium exportés par certains alliés des Etats-Unis, dont les Européens, et la menace d'autres pénalités, notamment sur l'automobile. Mais, dans le même souffle, il a répété son discours sur les échanges commerciaux, martelant que les États-Unis sont pénalisés depuis des décennies dans ces échanges: " On est une tirelire que tout le monde vole...

Donald Trump s'est appuyé sur cette Section 232, qui autorise le mise en place de protections commerciales au nom de la "sécurité nationale" des Etats-Unis, pour annoncer des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. "Je pense qu'il faut arrêter ce babillage inventif et se tourner vers les sujets concrets relevant d'une vraie coopération", a appuyé Vladimir Poutine. Canada, France, Allemagne, Royaume-Unie et Italie, ainsi que l'Union européenne, ont souscrit à une nouvelle charte contre la pollution plastique des océans. Depuis, au niveau ministériel, les États-Unis ont souvent refusé de signer un texte commun.

Les dirigeants du G7 étaient parvenus samedi, à l'issue d'un sommet de deux jours au Canada, à se mettre d'accord sur une déclaration commune sur le commerce malgré les critiques de Donald Trump contre des pratiques qu'il juge injustes envers les Etats-Unis dans le cadre de son programme "America First".

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