"Les choses avancent dans ce G7" — Emmanuel Macron

10 Juin, 2018, 01:27 | Auteur: Lynn Cook
  • Macron et Trudeau

Donald Trump s'est prêté avec le sourire à la traditionnelle photo de famille du G7, mais pour ses partisans, cette image apaisée compte moins que l'attitude offensive d'un président américain seul contre tous, défendant "l'Amérique d'abord", ce slogan sur lequel il a été élu. Par contre, sur la question des changements climatiques, les Etats-Unis restent isolés.

Emmanuel Macron, qui a finalement rencontré Donald Trump en tête à tête un peu plus tard que prévu, s'est félicité d'avoir levé "de possibles malentendus". "Nos relations sont très bonnes", a-t-il déclaré, précisant avoir eu des débats "extrêmement productifs" sur le commerce. Le président américain a strictement respecté le protocole du sommet, même s'il le quittera samedi quelques heures avant les autres dirigeants pour rallier Singapour où se déroulera le 12 juin son sommet historique avec Kim Jong Un, sa priorité affichée depuis des semaines.

Avant son départ, le président américain s'est employé à calmer les tensions, créées en particulier par sa politique protectionniste...en proposant la création d'une zone de libre-échange. "Ces six pays représentent des valeurs, représentent un marché économique qui a le poids de l'histoire derrière elle et qui est maintenant une véritable force", a écrit Emmanuel Macron sur Twitter.

Le texte mentionnerait l'exception américaine sur le climat.

Les dirigeants ont décidé de réformer l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et de lutter contre le protectionnisme.

Le président américain a par ailleurs strictement respecté le protocole du sommet. En conclusion de son sommet, le premier ministre Justin Trudeau a confirmé samedi que le document symbolique a été rédigé à sept mains, incluant celle de Donald Trump. Cette proposition a immédiatement été rejetée par la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne.

Il a ajouté que les diplomates nords-coréens travaillaient "très bien" avec les Américains, et qu'il était "vraiment confiant" quant à l'issue de cette rencontre.

Après s'être à nouveau dit favorable à ce retour, la Russie, par la voix de son chef de la diplomatie, a également exprimé son désaccord.

M. Trudeau ne s'est pas formalisé de ces propos, en indiquant que M. Trump "va continuer de dire ce qu'il dit".

"Je pense que c'est le format le plus prometteur pour l'avenir", a-t-il poursuivi. "Avant que des conversations ne commencent sur ce sujet, nous devons être certains que la Russie change de comportement et emprunte une nouvelle voie", a déclaré la Première ministre britannique, Theresa May, sur Sky News. Je suis d'accord avec le président Trump: la Russie devrait revenir dans le G8. Moscou a été suspendue du club des nations industrielles en 2014 à la suite de l'annexion de l'Ukraine.

Vendredi, le président américain avait déjà été le dernier à rejoindre l'hôtel cossu de La Malbaie, surplombant le majestueux fleuve Saint-Laurent, dans la région du Charlevoix (Québec, est du Canada). Le Canada investira pour sa part 400 millions $ dans ce projet. "Dans l'attente de redresser les accords commerciaux injustes avec les pays du G7".

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