Le Maroc meilleure destination en Afrique en 2017 — Investissements

09 Juin, 2018, 23:26 | Auteur: Aubrey Nash
  • IDE: le Maroc a capté 2,7 milliards USD en 2017, l'Algérie 1,2 milliard

Pareil pour l'Afrique, où ils ont chuté à 42 milliards de dollars en 2017, soit une baisse de 21% par rapport à 2016.

Le dernier point porte, bien entendu, sur les champions de la région dans le domaine des investissements directs étrangers. Si les investissements en Egypte étaient en baisse en 2017, le pays est resté le principal bénéficiaire des IDE en Afrique.

La deuxième bonne nouvelle est que la Cnuced parie sur un retour en grâce du continent auprès des investisseurs en 2018.

Le Maroc s'est adjugé 2,7 milliards de dollars notamment grâce à son pôle automobile de Tanger (+23 % par rapport à 2016). Ceci résulte d'une faible demande de la part des consommateurs européens, ce qui a affecté négativement les IDE orientés vers l'exportation dans le pays. Cela ne veut pas dire que le gouvernement n'a pas prévu des mesures incitatives pour attirer des investissements étrangers. Le recul des IDE en Algérie a été, note le rapport en question, enregistré dans le sillage d'une baisse généralisée de l'investissement direct étranger en Afrique. Les entrées ont été soutenues par une forte augmentation des investissements chinois dans les industries manufacturières légères et par des réformes économiques qui ont commencé à porter leurs fruits. C'est le second plus grand bénéficiaire du mouvement d'IDE en Afrique.

Ainsi, le flux d'IDE à destination de l'Algérie a baissé de 26% par rapport à 2016, année durant laquelle la valeur des investissements directs étrangers culminait à 1,6 milliard de dollars, lit-on dans le nouveau rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). C'est un peu mieux que 2016. Le géant ouest africain accuse un recul de 21% des IDE qui ont atteint 3,5 milliards de dollars.

"Les amendements proposés à la loi sur les hydrocarbures pourraient faire augmenter considérablement la participation étrangère dans le secteur pétrolier du pays à l'avenir", souligne l'organisation onusienne, qui relève par ailleurs que les IDE en Algérie dépendent fortement de l'investissement dans le secteur pétro-gazier. En même temps, les investissements dans la sous-région d'Afrique du Nord ont régressé de 4% à 13 milliards de dollars. Les perspectives 2018 restent plutôt optimistes. "Les flux d'IED vers l'Afrique centrale ont diminué de 22% et s'élevaient à plus de 3 175 milliards de francs CFA". Il y a d'abord la prévision d'une reprise modeste des prix des produits de base sur le marché international. Cependant, la dépendance du continent des produits de base fera que les IDE resteront cycliques.

Les firmes multinationales d'économies développées détiennent toujours les stocks d'IDE les plus importants en Afrique.

Les sorties d'IDE en provenance de l'Afrique ont augmenté de 8% pour atteindre 12,1 milliards de dollars, reflétant une augmentation significative des IDE sortants des entreprises sud-africaines (+ 64% à 7,4 milliards de dollars) et marocaines (+66% à 960 millions de dollars). Ce sont les économies diversifiées qui réussissent à se dégager adroitement de cette situation de dégringolade que connaît le flux de capitaux aux fins de l'investissement. L'Éthiopie a absorbé près de la moitié de ce montant, soit 3,6 milliards de dollars (en baisse de 10%).

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