Iran, vers une augmentation de ses centrifugeuses

08 Juin, 2018, 01:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le Président français Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Paris le 10 décembre 2017

Le Premier ministre israélien a ainsi voulu que les discussions avec ces trois pays européens concernent justement le dossier iranien.

Benjamin Netanyahou avait donné le ton en Allemagne, à la veille de son déplacement en France, en mettant en garde Angela Merkel le 4 juin contre un risque d'afflux de réfugiés syriens à mettre sur le compte de l'Iran si Berlin ne durcissait pas le ton vis-à-vis de Téhéran. "L'Iran veut augmenter le nombre de centrifugeuses d'uranium - Israël est alarmé", écrit le journal qui signale par ailleurs que le Premier ministre israélien a déclaré que son pays empêcherait le régime de Téhéran de produire un "arsenal de bombes nucléaires".

Elle a plaidé pour un maintien de l'accord sur le nucléaire en dépit du retrait des Etats-Unis, afin d'empêcher la République islamique de se doter de l'arme atomique.

Emmanuel Macron prône la nécessité de sauvegarder l'accord sur le nucléaire iranien.

Netanyahou a cependant déclaré que l'accord autoriserait l'Iran a développer des quantités "illimitées" d'uranium enrichi dans le futur, en acceptant simplement de ne pas procéder à cet enrichissement dans l'immédiat.

Benyamin Netanyahou a demandé à son homologue français des mesures de pression envers l'Iran. Emmanuel Macron a ainsi indiqué que la France complètera du mieux qu'elle pourra l'accord en limitant les activités balistiques iraniennes.

Arrivé hier lundi à Berlin, Benjamin Netanyahu est attendu ce mardi à Paris avant une visite express à Londres demain.

Trump s'est retiré de l'accord sur le nucléaire iranien du 8 mai, avec les encouragements et le soutien enthousiastes de Netanyahu.

Pour rappel, l'utilisation récente par l'armée israélienne de tirs réels contre des manifestants palestiniens à Gaza a fait plus de 120 morts le long de la frontière. A l'appel de plusieurs associations militant pour la défense des droits des Palestiniens, des manifestations ont réuni des centaines de personnes à Paris et dans plusieurs villes de France pour protester contre l'arrivée en France du chef du gouvernement israélien, venu en Europe plaider en faveur d'un durcissement des relations avec l'Iran. Lundi, Angela Merkel a reconnu que l'ingérence iranienne en Syrie était un problème qu'il allait falloir résoudre. Pour Benjamin Netanyahu, l'étape allemande a donc été un échec.

Le président Emmanuel Macron en conférence de presse à Sofia en Bulgarie, le 17 mai 2018.

Les deux dirigeants - qui se rencontrent pour la troisième fois à Paris depuis juillet 2017 - devraient constater une nouvelle fois leurs divergences sur les moyens de ramener la stabilité dans la région, tout en faisant la même analyse des menaces.

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