"Les médicaments pouvaient représenter un danger", estime un médecin — Alzheimer

03 Juin, 2018, 03:41 | Auteur: Jonathan Ford

Les médicaments anti-Alzheimer, jugés insuffisamment efficaces et potentiellement risqués, ne seront plus remboursés à compter du 1er août, selon un arrêté officialisant une décision gouvernementale contestée par des associations de malades et de professionnels. L'annonce, redoutée par les associations, a été officialisée ce vendredi par un arrêté du ministère de la Santé publié au Journal officiel. Ils étaient jusque-là remboursés à hauteur de 15% par l'Assurance maladie, pour un coût de quelque 90 millions d'euros en 2015. Invitée dans la Matinale d'Europe 1 vendredi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a défendu son positionnement.

La Haute Autorité estime que le service médical rendu par ces traitements est trop faible pour mériter une prise en charge collective.

Devant l'inquiétude d'associations de malades, la ministre de la Santé de l'époque, Marisol Touraine, s'était refusée à suivre cet avis. " Pas une économie pour la Sécurité sociale " Mercredi, Agnès Buzyn a assuré que cette mesure n'était pas motivée par des raisons budgétaires, mais par le fait que ces médicaments étaient considérés comme " néfastes et entraînant beaucoup d'effets secondaires, avec des fractures et des chutes ". Pour Joël Jaouen, président de l'association France Alzheimer, cette décision comporte des risques non négligeables pour les patients et leurs proches.

Ces médicaments bien plus dangereux qu'utiles menacent la santé des personnes âgées atteintes de cette pathologie. Un nombre de malades difficile à quantifier La maladie d'Alzheimer, qui se traduit par une dégénérescence du cerveau et des pertes de mémoire, touche, avec d'autres démences, entre 850 000 et 1,2 million de personnes en France, selon les chiffres officiels.

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