Le cannabis à usage thérapeutique "pourrait" arriver en France — Agnès Buzyn

27 Mai, 2018, 12:43 | Auteur: Jonathan Ford
  • Le remboursement de l’homéopathie pourrait être remis en question | Crédits

Alors, le cannabis médical pourrait-il arriver en France?

La ministre de la Santé a de nouveau abordé le sujet ce jeudi matin sur France Inter.

La vente de la plante étant illégale en France, il n'a d'autre choix que de se rendre à l'étranger, principalement en Suisse et aux Pays-Bas, pour s'en procurer.

Plusieurs pays dans le monde, dont une dizaine au sein de l'Union européenne, ont déjà autorisé le cannabis à des fins médicales. De nombreux exemples donc, mais qui pourraient ne pas suffire. "Je ne peux pas vous dire à quelle vitesse nous allons le développer mais en tous les cas, j'ouvre le débat avec les institutions responsables", a-t-elle ajouté. Plus récemment, en mars dernier, la Grèce a autorisé cette production.

A l'étranger, les législations imposent une prescription médicale et le port d'un document spécifiant l'indication du cannabis.

Malgré de nombreuses études scientifiques, l'efficacité réelle de l'homéopathie n'a pas été démontrée à ce jour.

Reste que la culture du cannabis est pour l'heure interdite en France et que l'avoir en détention sur le territoire est passible de poursuites et de sévères sanctions. Ni même leur évaluation par la Haute autorité de santé, qui ne peut se prononcer sur le service médical rendu (SMR) de ces spécialités.

Par ailleurs, d'autres médicaments, le Marinol et l'Epidiolex, disposent d'une Autorisation temporaire d'utilisation (ATU). Si l'usage thérapeutique est légalisé, "les consommateurs sont considérés comme des patients qui prennent des médicaments pour les soulager", explique le Groupement romand d'études des addictions (GREA).

Se dirige-t-on vers une légalisation du cannabis thérapeutique?

Or, "le débat sur les effets thérapeutiques du cannabis doit être mené comme pour tout médicament, en examinant les bénéfices et les risques", poursuit le professeur Reynaud.

"Après avoir pris une position de fermeté vis-à-vis de la consommation (avec l'annonce d'une amende de 300 euros, ndlr), le gouvernement veut montrer qu'il n'est pas obtus et ouvre une réflexion plus sereine" sur le cannabis thérapeutique, analyse le professeur Reynaud.

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