La SNCF ne sera pas privatisée assure Edouard Philippe

16 Mai, 2018, 08:56 | Auteur: Aubrey Nash
  • En gare de Marseille Saint-Charles le 3 avril

On a dit l'Etat détient intégralement la SNCF. Lundi, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a réclamé que cette fameuse "incessibilité" du groupe public ferroviaire soit inscrite dans la loi, afin d'éviter une "vente à la découpe". "Après, il y a un débat parlementaire et si la loi est votée, ça devient la loi et elle s'impose à tous", ajoute-t-il. Le projet de loi revient le 23 mai au Sénat, puis à l'Assemblée le 29.

La déclaration d'Elsiabeth Borne fait suite aux révélations, dimanche, par le quotidien Le Parisien d'un compte rendu interne d'une réunion de travail, selon lequel la SNCF aurait "demandé au gouvernement de limiter l'incessibilité des titres de l'entreprise publique à la seule holding".

"Certains essaient d'entretenir la confusion, d'agiter des peurs". On dira deux fois la même chose. "La SNCF est 100% publique, SNCF Mobilités est 100% publique, SNCF Réseau aussi et c'est inscrit dans la loi, ce n'est pas une promesse (.) en l'air", a-t-elle déclaré.

C'est l'histoire d'un mot devenu un des épicentres de la contestation contre la réforme de la SNCF. Après les informations diffusées dans la presse le week-end du 12 mai à propos d'une "brèche pour une possible privatisation", la ministre des Transports, Elisabeth Borne a déclaré mardi 15 mai sur France Inter: "Si ça doit servir, au Sénat, je proposerai de rajouter ce terme incessible, on peut le mettre dans la loi". Mardi matin, le Premier ministre Edouard Philippe a assuré dans un entretien au Monde que la compagnie ferroviaire ne serait pas privatisée.

La mobilisation en pointillé, organisée à l'appel de la CGT, de l'Unsa, de Sud et de la CFDT, a connu lundi un sursaut avec un taux de grévistes proche de celui enregistré dans les premiers jours du mouvement, le 3 avril.

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