Quim Torra, séparatiste convaincu, élu président de la Catalogne

15 Mai, 2018, 13:01 | Auteur: Lynn Cook
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Quim Torra s'est engagé à rétablir des lois catalanes suspendues ou annulées par la justice, de rouvrir les " ambassades " de Catalogne fermées par l'État et de lancer la rédaction de la Constitution de la future république catalane.

Carles Puigdemont tentera d'être investi dès que sa situation judiciaire le lui permettra, a souligné M. Torra.

Ce lundi, Quim Torra, le protégé de l'ex-président exilé, s'est imposé de justesse pour prendre la tête de la région (66 députés indépendantistes ont voté pour, 65 députés de l'opposition ont voté contre).

Editeur de 55 ans nouveau venu en politique, Quim Torra promet de continuer à "construire un Etat indépendant" de l'Espagne.

"La République de tous" est le cheval de bataille du nouveau président qui assure, de part son rôle, la totale fidélité à Carles Puigdemont, toujours président symbolique (qui a suivi ce jour les débats depuis son bureau à Berlin), l'indépendance de la région, la cohésion sociale et enfin la prospérité économique de la Catalogne. Celui qui se définit comme un "irréductible indépendantiste" doit désormais former son gouvernement. Il est actuellement en liberté provisoire en Allemagne, où un tribunal... Cultivé, adepte d'une ironie mordante, il occupa pendant près de vingt ans un poste de direction dans une multinationale d'assurance avant de créer en 2008 une maison d'édition, A Contra Vent, et de se consacrer à l'activisme indépendantiste, quand cette option était encore très minoritaire en Catalogne.

Il entend poursuivre la stratégie d'"internationalisation de son prédécesseur", déplorant en anglais "le silence inacceptable" de l'Union européenne sur la crise catalane. Il avait déjà effacé ses Tweets. " Je regrette, cela ne se reproduira plus ", a-t-il déclaré.

Son élection a suscité de vives réactions dans le camp de l'opposition, à l'image d'Inés Arrimadas (Ciudadanos) qui a dénoncé les "discours xénophobes et identitaires" du candidat.

"Vous avez accepté d'être un président temporaire et par délégation" de Carles Puigdemont, lui a reproché le chef du parti socialiste catalan Miquel Iceta. La CUP réunit dimanche ses militants, notoirement rebelles aux consignes de la direction, pour décider si elle s'abstient ou vote contre lui. "A partir du 27 octobre, il pourra convoquer de nouvelles élections".