L'Iran espère obtenir "un cadre clair" pour l'avenir de l'accord

15 Mai, 2018, 11:12 | Auteur: Lynn Cook
  • Quand les États-Unis négociaient secrètement un accord avec l'Iran !

Deuxième étape de son marathon diplomatique destiné à sauver l'accord nucléaire abandonné par les Etats-Unis, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Zarif se rend à Moscou le 14 mai, pour sauver l'accord sur le nucléaire.

Après Pékin, le chef de la diplomatie iranienne est attendu ce lundi à Moscou, d'où il se rendra à Bruxelles pour rencontrer ses homologues français, allemand et britannique.

Dans les rues de Téhéran, plusieurs milliers d'Iraniens se sont rassemblés pour protester contre le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire.

'La raison cruciale de cette visite est d'entamer le dialogue avec les nations qui restent dans l'accord', a indiqué Javad Zarif à l'issue d'une rencontre avec son homologue chinois Wang Yi, selon la traduction de ses propos en mandarin.

Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a souligné l'importance que la Chine attache à son amitié traditionnelle avec l'Iran. Jusqu'à la levée des sanctions internationales en 2016, Pékin avait obtenu des quotas d'achats de pétrole - comme la Corée du Sud, l'Inde et le Japon - et maintenu en partie son commerce et ses investissements en Iran.

"Fin avril, avant que Donald Trump n'annonce sa décision, le président français Emmanuel Macron avait proposé à la Maison Blanche de travailler à un "nouvel accord" avec l'Iran, dont le pacte de 2015 sur le nucléaire aurait été le premier de quatre" piliers" censés répondre aux préoccupations américaines. "Nous devons donc défendre conjointement les intérêts légitimes de chacun d'entre nous", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères en commentant le retrait des USA de l'accord sur le nucléaire iranien.

En entrevue sur la chaîne Fox News, M. Pompeo a assuré que Washington ne ciblait pas l'Europe en se retirant de l'accord avec l'Iran. L'Iran compte aujourd'hui sur des banques chinoises - qui appuient depuis deux ans des investisseurs européens à Téhéran -, et sur des entreprises chinoises n'ayant pas d'intérêts aux Etats-Unis, protégées par leur Banque centrale et moins regardantes que leurs homologues européennes sur les canaux de paiement.

M. Trump a rétorqué samedi via Twitter: " Le budget militaire de l'Iran a augmenté de 40% depuis que l'accord sur le nucléaire négocié par (son prédécesseur Barak) Obama a été conclu (...) un autre indicateur que tout était un gros mensonge ".

" Si l'UE se montre accommodante avec les Etats-Unis, alors tous les progrès réalisés depuis 2015 seront perdus", ajoute-t-elle. C'est la première fois qu'un tel délai est évoqué.

L'Iran a démenti et accusé Israël d'avoir lancé des attaques contre la Syrie sous des " prétextes inventés ".

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