Les opposants s'en prennent aux examens — Universités

15 Mai, 2018, 11:26 | Auteur: Lynn Cook
  • Les CRS ont procédé à l'évacuation de l'université de Rennes bloquée depuis plus d'un mois

L'intervention a eu lieu ce 14 mai à 4h30.

Quelques heures avant l'annonce de Lyon 2, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal avait pourtant promis sur Twitter que les partiels auraient lieu partout en France, condamnant les blocages "conduisant les présidences d'université à reprogrammer certains examens". En revanche à Grenoble, où les examens ont été annulés mercredi dernier pour plus de 400 étudiants en raison d'un blocage, les épreuves se déroulaient "normalement" lundi selon la direction, qui a précisé que les forces de l'ordre s'étaient positionnées "préventivement" aux abords du campus. La contestation qui vise la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée par ses opposants d'instaurer un système de " sélection", a divisé les syndicats étudiants. L'Uni (droite), fustige de son côté "le laxisme du gouvernement" face aux blocages. La présidente de l'université, Nathalie Dompnier, a annulé les partiels de la journée, estimant qu'ils ne pouvaient se dérouler "sereinement". Ils voient ainsi leurs partiels remplacés par des évaluations "à la fois sur le contrôle continu et des devoirs à la maison". Les forces de l'ordre sont intervenues à 4h30 ce lundi matin à l'université Rennes 2.

Le mouvement se poursuit désormais sous une autre forme, les étudiants mobilisés tentant d'empêcher la tenue des examens, souvent délocalisés à l'extérieur des universités.

Même chose à Marseille (sud-est) où 700 étudiants ont été empêchés de passer les épreuves de sciences à l'Université Aix-Marseille.

La veille, 11 professeurs avaient signé un communiqué faisant part de leur refus de surveiller des examens dans ces conditions. Des policiers y ont repoussé les 60 à 80 jeunes qui bloquaient l'entrée de la faculté de droit et d'économie où avaient été délocalisés les examens.

La semaine dernière, l'université, où les cours étaient suspendus depuis un mois, avait fait savoir que les examens se tiendraient "comme prévu" du 14 au 25 mai. Le président de l'université affirme réfléchir à de nouvelles modalités d'examen.

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