C'est un Français de 20 ans d'origine tchétchène — Attaque à Paris

15 Mai, 2018, 11:15 | Auteur: Lynn Cook
  • Twitter @RémyBuisine                       À Paris un homme agresse plusieurs personnes au couteau

Commencées dimanche, les gardes à vues des parents et d'un ami de l'assaillant se prolongent lundi.

Au moment de l'attaque entre le quartier de l'Opéra et de la Bourse dans le 2e arrondissement de Paris, le jeune homme aurait crié, selon plusieurs témoins, " Allahou Akbar ".

Après avoir vécu plusieurs années à Strasbourg avant d'arriver dans la capitale avec sa famille, c'est dans un immeuble d'une rue du 18ème arrondissement de Paris, tout près de la Porte de la Chapelle qu'à eu lieu la perquisition et que ses parents ont été amenés en garde à vue.

Au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à une personne et fait quatre blessés, le chef d'Etat tchétchène a pointé la responsabilité de la France dans cette attaque perpétrée par un jeune Français né en Tchétchénie. Face à la polémique qui enfle comme après l'attaque jihadiste du 23 mars dans l'Aude (quatre morts), dont l'assaillant était également fiché S, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a rappelé que " les fiches S servent toutes les semaines à démanteler des réseaux, à empêcher des attentats ".

Les médias ont dévoilé que l'homme responsable de l'attaque s'appelait Khamzat Azimov, né en Tchétchénie le 1er novembre 1997 et naturalisé français en 2010. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a salué "l'exceptionnelle réactivité des forces de police", dont l'intervention en quelques minutes a permis d'éviter "un bilan plus lourd". Les deux hommes se connaissaient bien. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l'ont été plus légèrement. "Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger". Il avait été "entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle car il connaissait un homme lui-même en lien avec quelqu'un parti en Syrie". Sur BFMTV, un voisin a témoigné des qualités de son ami: "Il était d'une générosité spontanée, pas compliqué, toujours prêt à rendre service". Puis un deuxième fonctionnaire lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement.

De leur côté, la droite et l'extrême droite ont appelé l'exécutif à la fermeté. Ce qui a relancé lundi le débat sur le suivi de ces personnes dans un pays frappé par une vague d'attentats jihadistes qui ont fait 246 morts depuis 2015 en comptant la victime de samedi. Il dit avoir attaqué des Français en représailles des attaques militaires de la coalition, dont la France fait partie, en Syrie.

"Maintenant nous attendons une information essentielle", a asséné la dirigeante du FN Marine Le Pen: "Par quelle filière ce terroriste islamiste et sa famille sont-ils présents sur notre territoire?"

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