Don Quichotte au Festival de Cannes ? Verdict rendu mercredi

10 Mai, 2018, 09:53 | Auteur: Sue Barrett
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"Donc Cannes n'a même pas respecté son règlement" qui veut que ce soit le producteur qui défende son film au Festival, a déclaré à l'issue de l'audience Paulo Branco, à la veille de l'ouverture de la 71e édition cannoise.

Le film doit encore obtenir son visa d'exploitation du Centre national du cinéma (CNC) pour sortir en salles le 19 mai. Il y a quelques heures, on apprenait par Indiewire qu'Amazon Studios, qui avait acquis les droits du film pour sa diffusion aux Etats-Unis et soutenait le film depuis deux ans, venait de se retirer du projet. Selon des précisions de l'un des avocats du producteur portugais, la projection du film sera accompagnée d'un avertissement rappelant que les droits sont contestés. "Terry Gilliam refuse depuis le début de se mettre autour d'une table pour négocier", a affirmé Me Claire Hocquet, l'avocate d'Alfama Films Production de Paul Branco qui avait acheté les droits du film en 2016.

Le distributeur de "L'homme qui tua Don Quichotte" de Terry Gilliam s'estime en droit de distribuer le film dans toute la France le 19 mai, après la décision rendue par la justice française mercredi. En mai 2017 la justice française, saisie sur le fond de l'affaire, s'est en effet prononcée en première instance en faveur du producteur.

Ce mercredi 9 mai, Terry Gilliam, qui est pris au coeur d'un imbroglio juridique, a appris qu'il pourra bien projeter en clôture du Festival de Cannes le 19 mai.

"La décision du TGI va permettre aux professionnels " de voir le film " et " nous conforte dans nos droits ". Il pourrait trouver une solution éventuellement sur le marché du film à Cannes!

"Et le distributeur français, qui se dit " immensément soulagé", de se faire désormais menaçant: " Branco est un joueur de poker notoire et, là, il a voulu faire ce qu'on appelle dans ce jeu un all in. Mais là personne ne s'est couché, Branco a abattu son jeu devant le juge des référés et il a tout perdu. "J'ai engagé plus de 700 000 euros pour que ce film existe, je veux que ma place de producteur soit reconnue ", estime aujourd'hui Paulo Branco. "Je salue au passage le courage de Thierry Frémaux, qui a eu raison dans ses convictions et son analyse malgré la violence des attaques". Et de préciser que cette décision ne régle en rien " le fond " du litige entre Alfama films, Terry Gilliam, ses producteurs (RPC, Kinology, Entre Chien et Loup et Tornasol) et son diffuseur (Océan Films).

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