Cannes 2018 : Penelope Cruz évoque Javier Bardem sur RTL

10 Mai, 2018, 09:45 | Auteur: Sue Barrett
  • Javier Bardem Penélope Cruz Pedro Almodovar Alain Terzian- 43e cérémonie des César à la salle Pleyel à Paris le 2 mars 2018

Avec Everybody Knows au générique duquel figurent Penélope Cruz et Javier Bardem, le Festival de Cannes s'est offert hier soir une montée des marches très glamour pour l'ouverture de sa 71ème édition. Mari pieux et désespéré de Laura, l'acteur incarne Alejandro, le personnage autour duquel se cristallise la majorité des questionnements de l'intrigue.

Dix réalisateurs au total concourront pour la première fois pour la Palme d'or, dont la Libanaise Nadine Labaki - l'une des trois femmes en compétition - l'Egyptien Abou Bakr Shawky, ou les Français Eva Husson et Yann Gonzalez.

Un Asghar Farhadi mineur.

Les films d'Asghar Farhadi ont souvent vu leurs acteurs récompensés, notamment à Cannes: Bérénice Bejo y avait ainsi reçu le prix d'interprétation féminine en 2013 pour "Le Passé", et Shahab Hosseini le prix d'interprétation masculine en 2016 pour "Le Client". La fête de mariage filmée d'un drone ou au plus près des corps et des visages, une panne d'électricité et un orage, l'intérieur du clocher ou une pièce sombre à la lumière du téléphone portable de Penélope Cruz, le vent dans les vignes: la caméra bouge avec virtuosité, mais on est plus impressionné par les scènes de dialogues entre les personnages, par quelques échanges de regards silencieux, par cette superbe dernière scène... Nous voici à nouveau plongés au coeur de leur vie, de leur joie jusqu'à la découverte du lit vide dans lequel Irene s'est réfugiée pour se remettre de son décalage horaire et de sa fougue amoureuse. Difficile en effet de ne pas suspecter les invités du mariage au cours duquel s'est passé le drame. Le couple star ne relève en rien nos attentes, en particulier Penelope Cruz qui surjoue les mères épleurées. Asghar Farhadi, lui, aurait pu s'abstenir de nous promettre un " thriller psychologique " avec Todos lo saben, son huitième long-métrage.

Javier Bardem n'est pas en reste car il s'est déjà rendu plusieurs fois au festival de Cannes mais n'a pas toujours fait l'unanimité. En prélude à l'ouverture ce mardi 8 mai, on aura donc eu droit à d'épiques levées de boucliers contre l'interdiction des selfies sur les marches, à des appels aux barricades pour cause de légère modification des horaires des projections de presse, à des déclarations enflammées à propos de l'avancement de vingt-quatre heures des dates de la manifestation, et autres fausses affaires qui auront grandement agité médias et réseaux sociaux.

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