Michel regrette le retrait des Etats-Unis — Nucléaire iranien

09 Mai, 2018, 06:28 | Auteur: Lynn Cook
  • Intervention de Rudolph Giulinani lors de la convention du mouvement de libération iranien pour la démocratie et les droits de l'Homme

C'était l'une des promesses emblématiques de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2016.

Donald Trump a annoncé ce mardi le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, au risque d'ouvrir une période de vives tensions avec ses alliés européens et d'incertitudes quant aux ambitions atomiques de Téhéran.

L'annonce de mardi va avoir des répercussions encore difficiles à prédire.

" J'annonce aujourd'hui que les États-Unis vont se retirer de l'accord nucléaire iranien ", a-t-il déclaré dans une allocution télévisée depuis la Maison Blanche. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, il juge que l'accord qu'il a signé en 2015 "fonctionne" et qu'il est dans l'intérêt de Washington.

Au seizième mois de sa présidence, Donald Trump a pris, hier, sa décision de politique étrangère la plus osée, la plus risquée et la plus lourde de conséquences. Les sanctions financières et pétrolières seront rétablies après 180 jours. "Son conseiller à la sécurité nationale John Bolton a même laissé planer la menace de " sanctions supplémentaires " pour " mettre le plus de pression économique possible sur l'Iran ". Mais des diplomates s'inquiètent de ce que feront les entreprises du Vieux Continent: si, échaudées par l'incertitude et la menace de sanctions américaines, elles décident de partir d'Iran ou de geler leurs investissements, cela pourrait durcir la réaction iranienne. Une petite phrase qui alimente les spéculations sur la volonté de Washington de faire tomber in fine le régime des mollahs.

Emmanuel Macron immédiatement réagi sur Twitter.

Le présidenta indiqué qu'il allait signer un mémorandum imposant "le plus haut niveau de sanctions économiques" à l'encontre de Téhéran. Moins d'une demi-heure avant l'annonce officielle, et quelques instants seulement après qu'un responsable américain a fait fuiter la décision du chef d'état, l'Elysée a annoncé qu'Emmanuel Macron, Angela Merkel et Theresa May s'entretiendraient dans la soirée, sans donner davantage de précisions.

Difficilement acceptée chez les Européens, la décision de Donald Trump a en revanche été saluée par le premier ministre israélien. "Et ensemble, avec le reste de la communauté internationale, nous préserverons cet accord nucléaire", a insisté l'Italienne. Le dirigeant, qui s'était beaucoup investi dans cet accord en 2015, a accusé son homologue américain de pratiquer "une guerre psychologique". Quant au président iranien, Hassan Rohani, il a assuré que Téhéran n'entendait pas se retirer de l'accord, auquel les Iraniens restent attachés.

"À l'avenir, si nécessaire, nous procéderons à l'enrichissement industriel sans aucune limitation", a-t-il fait savoir, ajoutant que l'Organisation de l'énergie atomique iranienne devait se tenir prête.

Barack Obama tient une copie de l'Accord nucléaire iranien en 2016.

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