Des métaux dans la nouvelle formule responsables des effets secondaires — Levothyrox

03 Mai, 2018, 14:55 | Auteur: Jonathan Ford
  • REMY GABALDA  AFP

Parmi les nouveaux patients ayant débuté un traitement sous lévothyroxine au cours de cette période, 83% ont utilisé la nouvelle formule du Levothyrox et 12,8% ont utilisé une des nouvelles alternatives.

Manifestation Levothyroxà Paris: une Jurassienne témoigne A Paris, des malades concernés par l'affaire Levothyrox ont manifesté et déposé des pétitions pour demander le retour de l'ancienne formule du médicament.

Alors que se déroulait ce mercredi 2 mai 2018 à Paris le comité de suivi du ministère des Solidarités et de la Santé sur le dossier du Lévothyrox nouvelle formule, l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) manifestait devant l'Assemblée nationale pour dénoncer la présence de nanoparticules de métal dans le médicament.

De même, il précise que les analyses effectuées par l'ANSM ont permis de vérifier que la composition était conforme à celle mentionnée dans le dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM) et que la présence de métaux à l'état de traces détectés dans toutes les spécialités à base de lévothyroxine "ne représente pas en soi un défaut qualité ni un risque pour la santé dans la mesure où les concentrations sont inférieures aux seuils de sécurité établis par la communauté scientifique au plan international pour les médicaments".

Une information judiciaire a été ouverte il y a un mois et demi pour blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui et tromperie aggravée.

Le laboratoire Merck qui fabrique le Levothyrox a riposté sans tarder.

"Qu'il s'agisse de l'ancienne comme la nouvelle formule, nous rappelons que l'analyse de l'ensemble des métaux lourds a été réalisée conformément à la réglementation en vigueur, et nous réaffirmons que tous ces contrôles se sont révélés conformes aux spécifications", a affirmé dans un communiqué le laboratoire Merck qui commercialise le médicament.

Le Dr Guillet a estimé que ce communiqué ne répondait pas aux interrogations.

" Il n'y a aucune spécification sur ces métaux dans les textes réglementaires " a répliqué le Dr Guillet.

La presse n'a pas pu voir ses analyses, Me Bertella-Geffroy disant qu'elle en réservait l'exclusivité à la Justice. Ces nanoparticules sont, cependant, " en quantités très faibles, pas suffisantes pour pouvoir encourager les gens à changer de formule pour ceux chez qui elle est bien tolérée ", a souligné le médecin. "Et on n'a pas mis là en évidence de lien de cause à effet", a par ailleurs expliqué le médecin.

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