Attaque meurtrière contre le siège de la commission électorale — Libye

03 Mai, 2018, 14:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Attaque de Daesh contre le siège de la Commission électorale à Tripoli: 5 morts

Le porte-parole de la commission, Khaled Omar, affirme avoir vu de ses yeux deux des assaillants en pleine action et témoigne: "Ils ont crié Allahu Akbar".

Plusieurs morts et des blessés sont à déplorer, selon un haut responsable de la sécurité dans la capitale libyenne. 'Ils ont abattu les gardes avant de tirer sur les personnes présentes sur les lieux', a-t-il déclaré à l'AFP.

Le ministère de la Santé a annoncé un bilan de 12 morts et sept blessés. Selon des témoins, des tirs étaient toujours entendus aux abords du siège de la Hnec, d'où s'élevait une colonne de fumée noire. Un périmètre de sécurité a été installé autour des lieux empêchant les journalistes et badauds de s'approcher.

Le bilan de cette attaque meurtrière n'a pas encore été communiqué.

Mercredi après-midi, l'attaque n'était pas encore revendiquée, mais ni l'ONU, ni le gouvernement d'union nationale (GNA), présidé par Fayez al-Sarraj, ne se trompent sur ses commanditaires, à savoir les adversaires de la réconciliation libyenne.

Au moins quatorze personnes ont été tuées et des dizaines autres blessées parmi les membres du commissariat, des sécuritaires et des civils dans cet attentat.

L'ONU espère que la Libye pourra tenir des élections cette année alors qu'elle cherche à laisser derrière elle des années de chaos depuis l'éviction en 2011 du dictateur Mouammar Kadhafi. Le controversé maréchal qui contrôle Benghazi et une grande partie de l'Est de la Libye, est un puissant rival du GNA, dont il refuse de reconnaître l'autorité malgré le soutien de la communauté internationale à Tripoli. Mais aucune date pour ces élections n'a été encore fixée, alors que leur tenue doit être précédée par un référendum sur un projet de constitution et la rédaction d'une loi électorale.

Près d'un million de nouveaux électeurs ont été enregistrés. La HNEC, considérée parmi les rares institutions crédibles et indépendantes, avait organisé les deux premières législatives en 2012 et 2014, après quarante-deux ans d'interdiction sous la dictature.

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