Standing ovation pour Emmanuel Macron à son arrivée devant le Congrès américain

27 Avril, 2018, 16:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Mandel Ngan AFP | La poignée de main restée célèbre entre Donald Trump et Emmanuel Macron le 25 mai 2017 en marge du sommet de l'Otan à Bruxelles

"Pour quoi faire? De quel droit?", a rétorqué mercredi le président iranien Hassan Rohani.

Bon passage du discours du Président Macron: "Je crois que nous pouvons apporter les bonnes réponses aux préoccupations légitimes des uns et des autres en ce qui concerne les inégalités commerciales, les excès et la surproduction en négociant dans le cadre de l'OMC et en recherchant des solutions coopératives". Objectif: sauver l'accord lui-même.

"Je suis sûr qu'un jour les Etats-Unis reviendront vers nous et rejoindront l'accord de Paris". La veille, les Présidents français, Emmanuel Macron, et américain, Donald Trump, avaient exprimé depuis Washington leur volonté de travailler ensemble sur un nouvel accord, ce que rejette fermement l'Iran.

- "Mettre fin aux activités balistiques de l'Iran dans la région", une allusion au programme de missiles de courte et moyenne portées que Téhéran développe depuis plusieurs années. Je n'ai pas plus d'informations sur ce que le président Trump va faire le 12 mai (date de l'échéance, NDLR).

Il avait déjà indiqué, il y a quelques semaines, au moment de l'affaire des frappes en Syrie qu'il avait convaincu le Président des Etats-Unis de maintenir des troupes dans ce pays. "Personne n'est un magicien et ne réglera le problème du jour au lendemain", a-t-il admis alors que ses détracteurs en France lui reprochent son "alignement" sur la politique des Etats-Unis.

"Les discussions se poursuivent au sein du conseil de sécurité nationale et de ceux qui parmi nous sont chargés de donner un avis au président", a poursuivi le chef du Pentagone au cours d'une audition au Congrès.

Nouvelle poignée de main chaleureuse entre Trump et Macron. " Le président français est un socialiste militariste mondialiste et alarmiste sur le climat... le futur sombre du parti démocrate américain", a ainsi réagi sur Twitter Thomas Massie, député républicain du Kentucky. Une stratégie qui nécessite plus que jamais l'implication des États-Unis, selon lui. Berlin, Londres et l'Union européenne se sont elles montrées réservées ce mercredi, redisant leur attachement à l'accord de 2015 qui prévoit une levée progressive des sanctions contre l'Iran en échange de la garantie que ce pays ne se dotera pas de l'arme atomique. "C'est le cas pour Londres, Berlin et Paris", assure Luigi Scazzieri, alors que la chancelière allemande Angela Merkel est aussi attendue à la Maison Blanche vendredi. La colère "ne construit rien", a-t-il ajouté. Dans l'euphorie qui avait précédé cette visite d'Etat de Macron à Washington, il était question de trouver des solutions à la crise en Syrie, d'amener son hôte à revenir sur sa décision de quitter l'accord de Paris sur l'environnement prise dans la précipitation au lendemain de son investiture. L'os s'appelle l'Iran et malgré les chaleureuses embrassades et le dîner des deux couples face au Potomac, il reste solidement fiché entre lui et Donald Trump.

Soulignant "le contraste entre ce qui se passait hier et ce qui se passe aujourd'hui", il estime que "Donald Trump est K.O. debout". Et Washington laisse désormais entendre que la diplomatie poursuivra son chemin. "Beaucoup commentent notre amitié personnelle", a remarqué Emmanuel Macron.

Recommande: