Téhéran et Moscou s'opposent à un nouvel accord — Nucléaire iranien

26 Avril, 2018, 04:06 | Auteur: Lynn Cook

Sitôt annoncé, déjà décrié. Pourtant, depuis son élection, le président français a multiplié les occasions de marquer sa proximité avec le chef d'État américain. "Jamais", a-t-il martelé. "Il y a un cadre existant pour contrôler l'activité nucléaire de l'Iran, nous l'avons signé à l'initiative des Etats-Unis, la France comme les Etats-Unis l'ont signé, c'est pour cela que nous ne pouvons pas nous en débarrasser comme ça", a martelé le président français. L'accord sur l'Iran est une catastrophe.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2017, M. Trump n'a cessé de brocarder cet accord conclu en juillet 2015 - sous son prédécesseur, Barack Obama - entre la République islamique et le Groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie).

Accueilli chaleureusement par de longues minutes d'ovations debout, le président français qui a insisté sur la nécessité d'agir à travers une coopération commune sur la base d'un multilatéralisme nouveau, est revenu sur le cas iranien en soulignant que l'Iran ne détiendra " jamais " l'arme nucléaire.

Dans ce texte, l'Iran s'engage alors à abaisser pendant plusieurs années ses capacités nucléaires, en réduisant notamment le nombre de ses centrifugeuses en activité capables d'enrichir de l'uranium. Le résultat obtenu à Genève est une victoire pour tous qui démontre une fois de plus qu'en travaillant de manière collective et dans le respect mutuel, il est possible de trouver des réponses aux défis et aux menaces actuels. Il a dit souhaiter pouvoir s'engager sur la voie d'un nouvel accord "dans les semaines et les mois à venir". "Jamais", a-t-il conclu. Le président US a même donné aux signataires européens jusqu'au 12 mais pour "réparer les affreuses erreurs" de ce texte, sinon il refuserait de prolonger l'assouplissement des sanctions américaines contre l'Iran. A l'heure où Donald Trump pourrait prendre des décisions unilatérales sur l'Iran et le commerce au grand dam de ses partenaires.

"Mais cette politique ne doit pas mener à la guerre au Moyen-Orient".

Autant d'aspects qui ne sont pas concernés par l'accord de 2015. "C'est pourquoi on ne peut pas s'en débarrasser comme ça", dit #Macron qui veut travailler sur un "accord plus complet".

M. Rohani a renchéri en s'en prenant implicitement à M. Trump: "Vous n'avez aucune expertise en politique ni en matière de droit ou d'accords internationaux. Il lui a fait la version Stormy Daniels", a lancé Jimmy Kimmel sur ABC, évoquant l'actrice porno qui affirme avoir eu une relation sexuelle avec le magnat de l'immobilier et avoir été payée par Michael Cohen, l'avocat personnel du président, peu avant l'élection, pour se taire. Macron a répété qu'il n'y avait pas de "planète B".

Sur le fond, Jean-Luc Mélenchon a lui déploré "l'alignement" d'Emmanuel Macron sur Donald Trump autour de la question de l'accord nucléaire iranien.

"Il faut montrer qu'on ne fera pas de petites concessions, même symboliques, mais ne rien surmédiatiser non plus", avait-il lancé.

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