La haine du journalisme menace les

25 Avril, 2018, 15:35 | Auteur: Lynn Cook
  • L'organisation Reporters Sans Frontières ainsi que deux chaînes de télévision ont reçu des menaces de mort signées par une bande illégale en Colombie

Et se place au 65ème rang. La Belgique (7e), l'Allemagne (15e) et la France (33e) sont en progression.

" Ce classement traduit un phénomène malheureusement manifeste, la croissance dans bon nombre de démocraties de l'expression de la haine contre les journalistes, et la libération de cette haine est vraiment dangereuse ", résume Christophe Deloire, secrétaire général de l'organisation, interrogé par l'Agence France Presse (AFP).

La Tunisie est avec la Mauritanie, Les Comores, le Koweit et le Liban, le seul pays arabe où la liberté de la presse n'est pas en "situation difficile" ou "très grave".

Comme l'an dernier, le classement est dominé par la Norvège, suivie par la Suède et les Pays-Bas. Parmi les remarques clés de RSF, l'association note que dans les pays démocratiques, les menaces et discours agressifs envers les journalistes se sont banalisés. Pays européens à fort pouvoir d'achat et à vie politique stable. Dans le bas du classement, c'est la Corée-du-Nord pointe à la dernière place (180ème).

" Les dirigeants politiques qui alimentent la détestation du journalisme portent une lourde responsabilité, car remettre en cause la vision d'un débat public fondé sur la libre recherche des faits favorise l'avènement d'une société de propagande". Au Togo (86e), la correspondante d'une chaîne de télévision internationale s'est vu retirer son accréditation à la suite de ses reportages sur les rassemblements de l'opposition. Des radios ont été suspendues et des journalistes ont parfois été pris à partie par des manifestants. Aux Philippines (133e, -6), le président Rodrigo Duterte, coutumier des insultes et des menaces à l'encontre des médias d'information, a prévenu: être journaliste "ne préserve pas des assassinats".

Du jaune très clair au noir, Reporters sans frontières a dressé une carte de la liberté de la presse en 2018. À ce jour, on compte 177 journalistes emprisonnés dans le monde, 126 journalistes citoyens et 15 collaborateurs. "L'année 2017 a été marquée par de fortes pressions judiciaires sur les journalistes".

Au niveau du Maghreb, le classement est relativement sévère.

Mais là où la situation est des plus alarmantes est probablement au sein même de l'Europe, pourtant figure de proue des libertés de la presse.

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