Alerte à la GLB, "drogue du violeur", après une série d'overdoses — Paris

17 Avril, 2018, 17:40 | Auteur: Jonathan Ford
  • Alerte au GHB après une série d'overdoses

Cette drogue-phénomène inquiète les patrons de bars et de discothèques.

Cette drogue est le plus souvent consommée sous la forme de son dérivé, le GBL, un solvant qui est alors détourné. Et elle n'est pas sans danger! Après plusieurs semaines d'hospitalisation, l'un d'eux est récemment décédé. "Depuis environ deux ans, le GHB/GBL connaît une nouvelle diffusion dans les clubs". Une substance chimique qui attire de plus en plus de fêtards en quête d'euphorie et de sentiment de bien-être. Mais consommé à haute dose, il peut provoquer des vertiges, des étourdissements, des nausées et vomissements, une somnolence et parfois même, une perte de conscience, des troubles de la mémoire et un coma. Les effets de cette drogue de synthèse montent de manière plus progressive que le GHB et ses effets durent plus longtemps, entre 3 à 5 heures.

Que prévoient les autorités?

C'est pourquoi Michel Delpuech, préfet de police de Paris, a décidé de tirer la sonnette d'alarme en organisant réunion avec les professionnels de la nuit, les autorités de santé et les services de police.

Signe de la fermeté des autorités, six établissements abritant des trafics de stupéfiants ont fait l'objet depuis le début de l'année d'une fermeture administrative, soit le même total que sur l'ensemble de l'année 2017. Face à la recrudescence des incidents dramatiques mais aussi de ces fermetures, les professionnels de la nuit réunis dans le Collectif Action Nuit avaient demandé "de l'aide" aux pouvoirs publics "face à une situation que nous ne pouvons gérer seuls", selon un communiqué diffusé le 22 mars. Michel Delpuech a annoncé que trois autres procédures étaient également en cours. Le préfet de police s'est également engagé à réfléchir aux moyens juridiques de "limiter la vente de ces produits où leur accès facile, notamment par internet" et d'envisager un "plan d'action partenariale avec les professionnels et les demandeurs de formation, de sensibilisation et de bonnes pratiques" afin de sensibiliser le grand public, et notamment les jeunes, aux risques de cette substance interdite à la vente aux particuliers, mais facilement trouvable dans de nombreuses boîtes de nuit.

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