Quels sont les enjeux de l'interview d'Emmanuel Macron sur BFMTV ? (1/5)

16 Avril, 2018, 04:57 | Auteur: Lynn Cook
  • Interview présidentielle: Macron attendu sur les dossiers chauds dimanche soir

Après Jean-Pierre Pernaut jeudi dernier, c'est au tour de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel d'interroger ce dimanche 15 avril Emmanuel Macron.

"Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire" en Syrie, a-t-il au lendemain des frappes menées par la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne contre des sites de production d'armes chimiques du régime de Bachar al-Assad.

Durant tout l'entretien, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel ont débuté leurs questions par "Emmanuel Macron" et non "Monsieur le président", marquant ainsi une rupture avec les usages des entretiens présidentiels des dernières décennies. Les raids menés avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont visé des sites liés au programme d'armement chimique syrien, et ouvert un nouvel épisode de tensions avec la Russie, où Macron doit toujours se rendre fin mai.

"C'est l'interview bilan des un an d'Emmanuel Macron à l'Elysée", explique-t-il au micro de Village médias. "Vous êtes des intervieweurs, je suis président de la République", s'est emporté le chef de l'Etat. Deux sondés sur trois (67%) jugent que la politique menée depuis un an est "favorable aux plus aisés" et 44% des personnes interrogées jugent "décevante" l'action menée depuis 2017 par Macron, selon un sondage Elabe réalisé en France et diffusé samedi. "Je n'ai pas fait de cadeaux", réfute Emmanuel Macron. "On n'écoute plus les réponses, on attend les questions", a-t-il tweeté. Il s'est présenté en figure de proue de la réaction internationale, affirmant qu'il a convaincu Donald Trump de participer aux frappes. En revanche "la "colère" des opposants à l'évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes n'était "pas légitime".

Le Chef de l'Etat a déjà prévenu jeudi qu'il ne cèderait rien sur le fond des réformes engagées, notamment de la SNCF, qui ira "jusqu'au bout". "Mais à l'issue de ce délai, tout ce qui doit être évacué le sera". "Nous serons intraitables en matière de fraude fiscale, je m'y engage devant vous, il n'y aura aucune complaisance". Il a également indiqué dimanche qu'il n'y aurait "pas d'économies sur l'hôpital dans ce quinquennat" alors que les hôpitaux français, particulièrement les services d'urgence, sont en crise. La première journée avait été instaurée après la canicule de 2003. Cette dette devrait alors atteindre une cinquantaine de milliards d'euros.

"Ce que je constate, c'est que dans toutes les universités aujourd'hui où il y a des amphis paralysés, des violences parfois au demeurant inadmissibles, les étudiants sont bien souvent minoritaires, ce sont des groupes qui ne sont pas des groupes étudiants qui viennent et ce sont ceux dont j'ai dit" qu'ils étaient "des professionnels du désordre".

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