Mali : sept soldats français blessés dans l'attaque de Tombouctou

16 Avril, 2018, 01:35 | Auteur: Lynn Cook
  • Nord-Mali : Une base de l'ONU attaquée à la roquette

Sept soldats français ont été blessés dans l'attaque qui a visé samedi les camps de la Minusma et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali.

"Un Casque bleu tué lors d'échanges de tirs avec les assaillants, une dizaine de blessés", a écrit dans la soirée sur Twitter la force de l'ONU au Mali (Minusma). Un Casque bleu a été tué dans l'attentat, ainsi qu'une "quinzaine " d'assaillants.

Alors que les deux camps essuyaient une "dizaine de tirs de roquettes" des hommes déguisés en Casques bleus ont tenté de "s'infiltrer" dans la zone militaire, située sur le site aéroportuaire de "la perle du désert".

L'un des véhicules, poursuit le communiqué, portait les couleurs des forces armées maliennes et l'autre le sigle "UN" des Nations unies. Un Casque bleu a été tué, un Burkinabè, le caporal Ibrahim Yamwéogo.

Les responsables de la Mission n'ont pas pu être joints dans l'immédiat pour communiquer sur ces tirs.

De sources sécuritaires locales, 31 personnes ont été blessées, dont 25 agents de la Mission Onusienne, 6 civiles et 1 casque bleu tué au cours d'échanges de tirs.

Sept militaires français, eux aussi blessés, ont été pris en charge par les structures médicales françaises à Gao, à quelque 320 km à l'est de Tombouctou, avait indiqué dans la matinée l'état-major français.

La Minusma précisait que la situation était à présent "sous contrôle".

"C'est une attaque qu'on n'avait jamais connue". Des groupes liés à Al-Qaïda ont dicté leur loi dans le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, date du déclenchement d'une opération militaire internationale à l'initiative de la France. Ces exercices devraient renforcer l'efficacité de la force du G5 Sahel, qui devrait compter d'ici à la mi-2018 5 000 soldats issus du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso.

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