"Je vous demande de me faire confiance" — Emmanuel Macron

16 Avril, 2018, 02:30 | Auteur: Lynn Cook
  • Devant Macron l'épiscopat appelle au souci des pauvres pour une

Durant plus d'une heure d'interview, le président français s'est employé à expliquer et justifier ses réformes à cette France périphérique qui s'estime lésée et oubliée. Voici ses principales déclarations.

"Je vais au contact, j'écoute, je lis, on m'écrit beaucoup". Je fais ce que j'ai dit, tout ce que je fais, je l'ai dit, je l'ai expliqué. "Je vous demande de me faire confiance quand j'ai dit que je faisais les choses, je les fais".

M. Macron a cependant assuré que la SNCF "sera une entreprise publique à capitaux publics". Ce sera dans la loi. Pour Macron, l'exercice sur TF1 était plus formel que fondamental, il a réussi son exercice pédagogique, il a été très bon, il faut le dire. "(.) On ne peut pas embaucher un jeune de 25 ans aux statut et conditions de mon grand-père, cheminot à Longueau". Réforme ferroviaire, sélection à l'entrée des universités, réforme de la carte judiciaire: autant de dossiers brûlants, de mécontentements qui risquent de se coaliser. Et a déclaré que l'État allait continuer à investir dans le chemin de fer, "à hauteur de 10 millions d'euros par jour pendant 10 ans". N'ayez pas de craintes illégitimes. "J'ai demandé un effort aux 60% de retraités qui payent un taux normal". Je le sais, je les remercie, j'en ai besoin.

"Le 1er novembre, vous aurez un tiers de taxe d'habitation en moins". Et de conclure: "Je n'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille". On ne va plus rémunérer à l'acte mais le parcours de soin.

"Je ne suis pas le Président des riches, je suis le Président de tous les Français".

"Notre sang s'est échauffé sur cette affaire". Des petites expérimentations ont été menées et c'était efficace.

SNCF, Syrie, hôpitaux ou encore universités, voici les points clés qu'il faut retenir de cet entretien d'une heure environ. "Il y a une procédure qui est ouverte contre lui et on lutte justement contre le salafisme, c'est-à-dire l'extrémisme, le fondamentalisme religieux", a-t-il précisé, visiblement bien informé. On rendra transparents tous les résultats. "On rentra transparent les résultats, si ça ne marchera pas on va arrêter". "Les gens qui aujourd'hui manifestent sont des gens qui occupent illégalement des territoires publics ou privés". Ils n'ont plus de raison de le faire puisqu'il n'y aura pas d'aéroport. Je veux changer beaucoup de choses. Il a appelé les étudiants à réviser car "il n'y aura pas d'examen en chocolat dans la République". A ceux qui lui reprochent de faire trop de réformes, et trop vite, il a lancé: "Mais c'est le monde qui va trop vite!".

Sur la Syrie, le chef de l'Etat a assuré que " nous avons la preuve que la semaine dernière des armes chimiques ont été utilisées par le régime de Bachar Al-Assad " sur la ville de la Douma, dans la banlieue de Damas, qui est retombée entièrement aux mains de l'armée syrienne jeudi 12 avril.

Des moyens, Emmanuel Macron en a promis dans son interview, mais s'est empressé d'ajouter: "Cela ne suffit pas". Fait tout à fait exceptionnel, dimanche soir, il donnera un nouvel entretien à deux autres médias français.

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