Début de l'enquête internationale sur l'attaque chimique présumée à Douma — Syrie

16 Avril, 2018, 04:57 | Auteur: Lynn Cook

Il s'est exprimé lors d'un entretien diffusé sur la chaîne de télévision BFM, la radio RMC et le site Internet Mediapart au lendemain des frappes occidentales menées contre le régime de Damas.

Le président du parti Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez a ainsi affirmé dans le Journal du Dimanche ne pas croire "à l'utilité de frappes punitives", jugeant que "la priorité" d'Emmanuel Macron "doit être de lutter contre les islamistes".

"Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire". "C'est la communauté internationale qui est intervenue (...) Une résolution a été prise à l'ONU (en septembre 2013, ndlr), qui rappelle l'interdiction de l'usage des armes chimiques et elle prévoit l'usage de la force si elle n'est pas respectée (...) Nous avions la pleine légitimité pour intervenir dans ce cadre", a défendu Emmanuel Macron. "Nous étions arrivés à un moment où cette frappe était indispensable pour pouvoir redonner de la crédibilité à la parole de notre communauté" internationale.

Le président Bachar al-Assad a dénoncé dimanche une campagne de "tromperie et de mensonges". Pour parvenir à "cette solution durable", "il nous faut parler avec l'Iran, la Russie et la Turquie", a déclaré M. Macron.

Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Boris Johnson, a dit espérer que des frappes additionnelles contre la Syrie ne soient pas nécessaires, tout en ajoutant que le Royaume-Uni et ses alliés envisageraient d'autres actions si Bachar al-Assad devait utiliser de nouveau des armes chimiques.

Poutine et Rouhani discutaient de la situation en Syrie après que les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne aient lancé des attaques coordonnées sur les installations chimiques présumées de la Syrie. Cela à l'occasion d'un forum économique.

"Le raid syrien a été si parfaitement exécuté, avec une telle précision, que la seule manière trouvée par les Médias Bidon pour le critiquer est mon emploi de l'expression 'Mission Accomplie'", a répondu dimanche Donald Trump, toujours sur Twitter, s'en prenant une fois de plus aux "Fake News Media", une de ses cibles préférées. "Il y a 10 jours, le président Trump disait les Etats-Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l'avons convaincu, nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester (.), je vous rassure, nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée", a-t-il déclaré.

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