43 personnes toujours en garde-à-vue après la manifestation de samedi — Montpellier

16 Avril, 2018, 01:58 | Auteur: Lynn Cook
  • Montpellier: une manifestation de protestation contre l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes dégénère

Ces personnes sont entendues pour violences sur personnes dépositaires de l'ordre public, dégradations aggravées et/ou participation à un groupement en vue de commettre des dégradations, a précisé le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret.

Sophie Mazas a qualifié dimanche ces interpellations et ces gardes à vue de "pure com'".

Pendant que des manifestations touchent plusieurs villes du pays en raison des dernières politiques du gouvernement, des affrontements ont été signalés à Nantes et Marseille entre policiers et manifestants. Une partie du cortège s'est engagé dans des rues commerçantes où plusieurs vitrines ont été brisées, notamment celle de banques, agences immobilières et magasins de téléphonie. Nombre de participants à cette manifestation antigouvernementale hétéroclite - qui fédérait notamment de jeunes anarchistes, des opposants à la loi sur l'accès à l'université, des militants défendant les droits des migrants - ont alors crié à la "répression policière". "Ces personnes, dont deux membres de l'équipe légale de la LDH, ont été arrêtées totalement au hasard, plus de deux heures après les dégradations commises en marge de la manifestation, et à 2 km des dégradations", a affirmé Me Mazas, selon qui les manifestants interpellés étaient alors sur le chemin de l'université Paul-Valéry, bloquée depuis la mi-février, où ils se rendaient pour participer à une Assemblée générale.

Unne cinquantaine de personnes ont été interpellées, selon la préfecture, qui indiquait en début de soirée "qu'aucun blessé (n'avait) été pris en charge par les pompiers" à ce stade.

Manifestation sous haute tension à Montpellier: des heurts avec la police ont éclaté Des heurts entre des manifestants et la police ont éclaté, ce samedi après-midi, à Montpellier, lors d'une manifestation sous haute tension, notamment pour protester contre la réforme de l'accès aux études universitaires à Montpellier ou encore l'évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Il a annoncé une plainte contre X de la ville et appelé l'Etat à "agir avec fermeté pour mettre un terme à cette situation de tensions".

Vers 16 h 30, la députée de l'Hérault Muriel Réssiguier (La France Insoumise) est allé parlementer avec les forces de l'ordre dans un esprit d'apaisement. Pour Me Mazas, le "regard accommodant serait plutôt celui du président de l'université Paul-Valéry et de la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui n'ont pris aucune mesure conservatoire après l'opération d'une milice cagoulée" pour déloger des étudiants contestaires qui occupaient un amphithéâtre.

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