La bataille des mises en garde — Poutine et Macron

15 Avril, 2018, 06:30 | Auteur: Sue Barrett
  • Syrie: Vladimir Poutine condamne

"Nous ne pouvons tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques", a annoncé le chef de l'Etat peu avant 03H30, une demi-heure après l'annonce de fortes explosions dans la capitale syrienne, Damas.

Marine Le Pen (FN) a dit craindre jeudi qu'Emmanuel Macron ne veuille, en décidant de frappes contre le régime de Bachar al-Assad, "sa petite guerre".

"La ligne rouge fixée par la France en mai 2017 a été franchie".

Angela Merkel exclut l'engagement de la Bundeswehr, l'armée allemande, dans une action militaire contre la Syrie, précise le quotidien libéral de Munich.

Le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian et Florence Parly doivent faire une déclaration depuis l'Elysée tôt dans la matinée. Ses deux bases militaires sur le territoire syrien n'ont pas été visées. Certes, "la France a, selon le président Macron, 'la preuve' de l'utilisation d'armes chimiques [par le régime syrien] à Douma" et Heiko Maas (SPD), le ministre social-démocrate allemand des Affaires étrangères, estime que cela "ne peut pas rester sans conséquences", mais le parti de la chancelière juge "inquiétante" la confrontation des grandes puissances, États-Unis et Russie, au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron prévoit d'effectuer fin mai sa première visite en Russie depuis son élection en mai 2018.

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Il n'avait guère laisser planer de doutes sur ses intentions de réagir militairement après l'attaque du 7 avril qui correspondait, selon lui, aux "lignes rouges" qu'il avait fixées, à savoir une attaque chimique présentant un caractère "létal" et pour laquelle la responsabilité du gouvenement était "avérée".

Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde son homologue français.

Le communiqué de l'Elysée précise que "la France et ses partenaires reprendront, dès aujourd'hui, leurs efforts aux Nations unies pour permettre la mise en place d'un mécanisme international d'établissement des responsabilités, prévenir l'impunité et empêcher toute velléité de récidive du régime syrien".

Par leurs actions, les Etats-Unis aggravent la situation humanitaire déjà catastrophique en Syrie et infligent des souffrances aux civils.

Le chef de l'Etat annonce aussi que, conformément à la Constitution, "le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d'intervention de nos forces armées à l'étranger".

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