Macron compte frapper le régime syrien " en temps voulu "

13 Avril, 2018, 06:37 | Auteur: Lynn Cook
  • Les réactions amusées des internautes après l'interview de Macron sur BFMTV

Et de préciser: "En aucun cas la France ne laissera une escalade se faire".

"Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace", a-t-il dit sur la chaîne de télévision TF1. Le président américain Donald Trump est aussi resté évasif sur le calendrier, quelques instants plus tôt, en twittant que des frappes pourraient intervenir "très bientôt ou pas si tôt que cela". "La Russie a dénoncé un " prétexte " utilisé pour lancer une opération militaire contre son allié et a prévenu qu'elle abattrait tout missile lancé contre la Syrie".

Mise en garde. Un peu plus tôt dans la journée, Bachar al-Assad, qui recevait à Damas Ali Akbar Velayati, le conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a prévenu: "Toute action occidentale ne contribuera qu'à déstabiliser davantage la région".

L'Organisation internationale sur les armes chimiques (OIAC) a annoncé qu'elle se réunirait lundi pour discuter de l'attaque chimique présumée à Douma.

"Nous devons reconnaître qu'il est évident que la destruction (des armes chimiques syriennes) n'a pas été totale", a-t-elle déclaré devant la presse à Berlin.

Sur le terrain, le groupe rebelle Jaich al-Islam, qui contrôlait la ville de Douma, a indiqué jeudi n'avoir eu d'autre choix que d'accepter de l'évacuer après l'attaque chimique présumée.

Dans un même temps, jeudi, le Kremlin a assuré que le canal de communication entre militaires russes et américains au sujet de leurs opérations en Syrie, destiné à éviter les incidents, était actuellement " actif", et ce même si Washington menace de frapper Damas. La responsabilité de ces attaques est attribuée à Damas par les Occidentaux.

La perspective d'une action militaire des Américains, soutenus par la France et probablement le Royaume-Uni, s'inscrit dans un contexte extrêmement difficile entre l'Occident et la Russie. "Olof Skoog, ambassadeur de la Suède à l'ONU, membre non permanent, a espéré que le Conseil de sécurité prenne une décision sur la proposition de son pays " aussi vite que possible ".

Selon les Casques blancs et l'ONG médicale Syrian American Medical Society, plus de 40 personnes ont été tuées à Douma, dernier bastion rebelle dans la Ghouta orientale, tandis que plus de 500 blessés ont été soignés notamment pour des "difficultés respiratoires".

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