Les "aliments qui empoisonnent" — Une étude choc

13 Avril, 2018, 01:05 | Auteur: Jonathan Ford
  • 60 millions de consommateurs publie une liste de cinquante produits à proscrire

Si la lecture du hors-série peut paraître anxiogène, il vise avant tout à avertir le consommateur et à lui donner des clés pour mieux débusquer, marque par marque, sucres, sels, graisses, additifs, nitrites et pesticides cachés. "Pauvres en matières premières brutes (légumes, fruits, lait, viande...) mais riches en additifs, ils regorgent d'ingrédients à bas coût, dénaturés pour leurrer notre goût".

60 millions de consommateurs a publié ce jeudi un hors-série qui va faire beaucoup de bruit. Cette dernière établissait un lien sérieux entre nourriture ultra transformée et risque de cancer.

Le premier accusé de ce numéro est le sucre. Ainsi dans un flacon de ketchup Heinz de 700 grammes, on trouve huit tomates et 22 morceaux de sucre. La revue prend l'exemple de deux fameuses marques de chocolat en poudre qui vantent leur apport en minéraux, fer et vitamines mais ne précisent pas qu'ils contiennent entre 76 % et 86 % de sucre. "80% du sel absorbé par les Français proviennent des aliments transformés".

Pour les yaourts, les "consommateurs sont bernés", estime 60 millions. Ces dernières sont qualifiées de bonnes graisses par les industriels. Et il lui est particulièrement reproché d'être caché dans nos assiettes.

Au rayon viande, la revue analyse et explique le "mécanisme pernicieux" du "trop de fer", ou comment, à trop forte dose, le fer contenu dans la viande rouge favorise l'apparition de cancers, notamment du sein pour les femmes. Après 50 ans, les femmes devraient même consommer une part encore plus restreinte. Le nouveau système d'étiquetage Nutriscore (basé sur les cinq lettres A, B, C, D, E, et un code couleurs) est décortiqué, les différentes appellations du sucre et des édulcorants éclaircies, et une liste de 50 additifs "à proscrire", allant du E102 au E951, est établie. Si elle met en garde contre les additifs, l'Ania (Association des industries alimentaires) a rappelé qu'ils " ont d'abord été introduits pour la conservation des aliments ".

La plus grande déception vient des yaourts. Alors que la réglementation française l'interdit, de grandes marques incorporent des additifs dans les yaourts aux fruits. "Le mélange de fruits sert en somme de cheval de Troie pour contourner la loi".

La revue épingle également des outils destinés à améliorer l'information du consommateur et lutter contre l'obésité ou la diabète.

Il "mélange des études sérieuses avec d'autres qui le sont beaucoup moins", dans le but de "faire douter les consommateurs", alors que le secteur fait "beaucoup d'efforts" dans le sillage des États généraux de l'alimentation "pour tenir ses engagements afin de parvenir à une alimentation plus sûre, plus saine et plus durable", a indiqué une porte-parole à l'AFP.

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