Attaque possible "très bientôt ou pas", selon Trump — Syrie

13 Avril, 2018, 02:00 | Auteur: Lynn Cook
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Moscou et Téhéran accusent Washington de chercher un "prétexte" pour frapper le pouvoir syrien. Paris est d'ailleurs déjà impliqué dans la coalition sous gouverne américaine, mise sur pied en 2014, pour combattre le groupe armé État islamique en Syrie et en Irak. Mais elle a souligné que Berlin "ne participera pas à des actions militaires" contre Damas. Elle devrait intervenir "dans un futur proche", a-t-il précisé. "Il n'y a plus aucun tir ou affrontement depuis cinq jours dans la Ghouta orientale".

Il y a lieu de rappeler que la reprise de Douma, dernier bastion rebelle dans la Ghouta Orientale, avait été précédée d'un scénario qui a mis en émoi la communauté internationale: l'utilisation des armes chimiques. Cette proposition est survenue avant la tenue d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité consacrée à la menace d'une action militaire contre la Syrie, en représailles à des attaques chimiques meurtrières présumées samedi à Douma.

L'attachée de presse de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a insisté mercredi sur le fait qu'une frappe de missile reste l'une des nombreuses options sur la table et a déclaré que le tweet du président ne complique pas la planification d'une réponse américaine. "Il faudra payer le prix fort", avait-il alors affirmé dans un tweet.

Le Kremlin a pour sa part assuré que la ligne spéciale entre militaires russes et américains au sujet de leurs opérations en Syrie, destinée à éviter les incidents, était encore "dans un état actif et utilisée des deux côtés". "Je ne veux pas discuter de la situation actuelle car j'ai un devoir de confidentialité à l'égard de nos alliés en raison de la nature sensible des opérations militaires et de la nécessité de les garder secrètes", a-t-il déclaré ce jeudi. "Arrêtez la course aux armements?" "Nous préférons les approches sérieuses", a répondu Dmitri Peskov, le porte-parole du gouvernement russe. Nous ne participons pas à la twitto-diplomatie.

Une autre différence entre les propositions américaine et russe réside dans le positionnement du Conseil de sécurité face aux attaques chimiques présumées.

"Les avions ont quitté [les aéroports militaires] et certains ont été transférés vers la base aérienne russe de Hmeimim", dans le nord-ouest de la Syrie, a-t-il ajouté.

La première ministre Theresa May a ordonné à des sous-marins de la Royal Navy de faire mouvement pour être à portée de ce pays, en vue d'une éventuelle frappe, selon le Daily Telegraph.

Un responsable a indiqué que Washington, Paris et Londres envisageaient des options militaires qui seraient plus vastes que la riposte punitive unique d'avril 2017. Les relations sont déjà passablement dégradées par l'affaire de l'ex-espion Sergueï Skripal empoisonné par un agent innervant en Angleterre le 4 mars. L'OIAC a été invitée par Damas, qui, comme Moscou, nie toute attaque chimique.

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