Agression de policiers à Champigny: Le long travail de recoupement des enquêteurs

12 Avril, 2018, 09:27 | Auteur: Lynn Cook
  • 14 personnes interpellées suite à l'agression de policiers au nouvel an à Champigny

L'agression avait relancé la grogne des policiers qui dénonçaient la "haine anti-flics".

Les 14 personnes ont été placées en garde à vue pour violences en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique, non assistance à personne en danger et enregistrement ou diffusion d'images de violences.

Onze personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'agression d'une policière le soir du Nouvel an à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) ont été présentées à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a confirmé sur LCI que "tous les auteurs" de cette agression avaient été arrêtés.

Lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, une soirée clandestine dans un hangar d'une zone industrielle avait dégénéré à Champigny-sur-Marne, en proche banlieue parisienne. Parmi les renforts, un capitaine de police et une gardienne de la paix du commissariat voisin de Chennevières-sur-Marne arrivent sur place.

En colère, certains syndicats policiers réclamaient le retour des peines planchers ou la suppression des aménagements de peines pour les personnes coupables d'agressions envers les forces de l'ordre.

La jeune femme de 25 ans, frappée à coups de pied sur tout le corps, s'était vue prescrire 30 jours d'interruption de travail. Par ailleurs, selon les informations de BFM Paris, deux des auteurs présumés des coups portés aux policiers sont des sportifs de haut-niveau scolarisés à l'école du CREPS 92 à Châtenay-Malabry. Le capitaine, 48 ans, avait lui eu le nez fracturé et 10 jours d'ITT.

Les perquisitions au domicile des suspects ont notamment permis de "retrouver les tenues vestimentaires portées par certains au moment des faits" et une grenade de désencerclement probablement dérobée lors de l'agression, a détaillé une source proche de l'enquête à l'AFP.

Parmi les personnes interpellées, certaines sont connues des services de police. "Mes collègues ont volontairement pris tout le temps nécessaire afin que l'enquête n'ait pas la moindre faille". "Il faut un mandat de dépôt".

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