Un aéroport militaire frappé par plusieurs missiles — Syrie

10 Avril, 2018, 18:48 | Auteur: Lynn Cook
  • 14 personnes sont mortes dans une frappe sur une base militaire

Un aéroport militaire a été touché par des frappes.

L'agence officielle Sana a affirmé "qu'une attaque américaine [était] soupçonnée", avant de retirer toute référence aux Etats-Unis.

Le bombardement a fait plusieurs morts et blessés, a indiqué l'agence, sans mentionner de bilan précis des victimes. "Ce n'est pas nous", a de son côté déclaré le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger, à l'AFP.

Pour la Syrie et la Russie, il ne fait aucun doute: c'est Israël qui a frappé T-4, une base militaire syrienne située non loin de la ville de Homs.

Tous les regards se tournent vers Israël, qui bombarde régulièrement en Syrie, notamment les positions du Hezbollah et de l'armée iranienne. En effet, le pays avait récemment menacé l'armée syrienne de représailles suite aux allégations portées par des rebelles quant à l'utilisation de gaz chloré au cours d'une récente attaque dans le district de Douma, le dernier bastion tenu par les rebelles dans la Ghouta orientale, près de Damas.

Le pouvoir de Bachar al-Assad a nié toute responsabilité pour l'attaque présumée contre cette ultime poche rebelle dans la Ghouta orientale, aux portes de la capitale Damas, qu'il cherche à reconquérir. De même, le 8 avril en fin d'après-midi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait fait savoir que Paris assumerait "toutes ses responsabilités au titre de la lutte contre la prolifération chimique". "Ils ont affirmé leur volonté d'apporter une " réponse forte et commune " après ces " attaques chimiques ".

Par ailleurs, Moscou a demandé une réunion du Conseil de sécurité - en plus de celle demandé la veille, notamment par la France, pour ce 9 avril, au sujet de l'attaque chimique présumée.

Washington et Paris s'appuient, pour accuser les autorités syriennes de cette supposée attaque chimique, sur l'organisation controversée des Casques blancs, qui avait dénoncé un recours au chlore, ce qui a été immédiatement démenti par les médias publics syriens.

Par le passé, Paris a plusieurs fois menacé de frapper des objectifs militaires syriens en cas d'usage avéré d'armes chimiques contre des civils.

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